
Bonjour à toutes et tous, vous écoutez Happy Radio au cœur de la Dordogne, et donc au cœur des municipales. Bergerac, Périgueux, Sarlat, nous donnons la parole aux candidats pour vous guider et vous aider à comprendre leurs ambitions sur différents sujets et différents thèmes. Du côté du Périgord noir à Sarlat, le candidat Franck Duval, bonjour.
Bonjour. Franck Duval, j’aimerais commencer, je l’ai dit, donc on va faire ça par thème, j’aimerais commencer par celui de la santé, notamment au vu de l’actualité de l’hôpital Jean Leclerc, du côté de Sarlat donc, à commencer par le fait qu’il n’ait été fermé que, par exemple, trois fois en 2025 contre 17, par exemple à l’été 2024. Aujourd’hui, l’hôpital fonctionne avec ceux de Périgueux et Bergerac.
Comment, justement, voyez-vous ce travail commun ? Faut-il le laisser tel quel ? Faut-il y modifier quelque chose selon vous ? Il faut d’une part le préserver, ça c’est la première des priorités, et bien évidemment le conforter dans le temps avec la volonté de faire en sorte que les services, tous les services de l’hôpital, y compris d’ailleurs la maternité, soient en fonctionnement idéal pour répondre à l’attente d’un bassin de vie, qui est quand même relativement important, puisque Sarlat est ville-centre, Sarlat qui a eu 3 millions de touristes par an, il n’y a pas d’hôpitaux à moins de 80 kilomètres autour de Sarlat, donc c’est une nécessité première pour nous que de voir le centre hospitalier de Sarlat conforté. Et comment rendre ce travail toujours aussi fructueux ? Justement, comment, si vous partez sur un nouveau mandat, comment le fructuer ce lien entre les trois hôpitaux de la Dordogne ? Tout simplement en confortant les relations qui existent aujourd’hui avec le groupe hospitalier de territoire, et faire en sorte que l’offre territoriale puisse être bien évidemment développée, comme c’est le cas depuis plusieurs années. Et cet hôpital donc, alors c’est un point positif évidemment qu’on a tiré, cet hôpital connaît encore aujourd’hui des difficultés, la Cour des comptes régionales alerte ces derniers temps sur la situation de l’hôpital, il manque encore des médecins, comment justement attirer ces nouveaux médecins et rendre plus sains cet hôpital ? C’est la priorité en effet, vous avez parfaitement raison, la difficulté relève principalement de l’offre en termes de médecins et en termes de spécialisation.
Donc de ce point de vue là, il y a un certain nombre de consultations avancées qui ont été mises en place, développées, mais nous avons par ailleurs la certitude qu’il faut engager la réalisation d’une maison médicale municipale pluridisciplinaire, avec la possibilité d’offrir un certain nombre de spécialités aux Sarladaises et aux Sarladais, des chirurgiens dentistes, des psychologues, des orthophonistes, des cardiologues, des gynécologues ou encore des dermatologues, dans une structure qui serait une structure municipale. La ville dispose d’un certain nombre d’équipements de bâtiments qui peuvent être transformés de manière assez facile pour les accueillir, en offrant des loyers modérés et en ayant par ailleurs une structure qui proposerait un certain nombre de logements, un certain nombre d’appartements pour faciliter l’intégration de ce corps médical. Et donc cette nouvelle maison de santé, on peut l’appeler ça comme ça, ça aurait donc pour but de soulager l’hôpital, si je comprends bien ? Vous avez d’une part l’hôpital, avec des consultations avancées d’un certain nombre de spécialistes qui sont principalement à périgueux, mais également un certain nombre de praticiens qu’il faut avoir en permanence, qu’il faut avoir tout au long de l’année.
Et je vous l’ai cité, dans le domaine dentaire, c’est flagrant, dans le domaine de la cardiologie, de la dermatologie, etc., ce sont des besoins permanents. Donc c’est la raison pour laquelle cette structure, qui serait une maison médicale municipale, en liaison bien sûr avec le centre de santé qui existe également par ailleurs, répondrait à ces attentes fortes. Et après la santé, j’aimerais parler de la culture et du sport, en commençant par le sport, pour justement garder la forme.
Quelle place et quelle nécessité justement pour le sport, si vous partez pour un mandat ? Nous avons une chance extraordinaire à cela, d’avoir un tissu associatif extrêmement dense, puisque nous avons plus de 300 associations sur le territoire. Dans le domaine sportif, bien évidemment, l’offre proposée par ces associations est extrêmement dense. C’est plutôt une problématique d’équipement.
Donc nous avons comme priorité la réalisation d’un terrain synthétique multisport, pour répondre tout au long de l’année aux besoins de ces associations. Et nous sommes aussi sur le projet de réaliser un nouveau gymnase, puisque le gymnase actuel est sur-occupé, et il y a nécessité d’avoir une nouvelle offre de ce point de vue-là. Étant entendu que nous souhaitons également que soit posée sur la table de la communauté de communes, l’éventuelle prise en charge par la communauté de communes de Sarlat-Périgord-Noir, de ces équipements sportifs, qui pèsent exclusivement sur la ville de Sarlat aujourd’hui, alors qu’ils sont très largement utilisés par les résidents des communes limitrophes.
Et donc la construction du gymnase, si elle se fait, et la construction d’un terrain synthétique, pourrait être épongée financièrement par la prise en charge de l’intercommunalité, si je comprends bien. Vous avez parfaitement raison. La réflexion que nous portons, c’est que tous les équipements sportifs aujourd’hui sont utilisés à plus de 60% par des personnes qui n’habitent pas à Sarlat.
La ville de Sarlat, nous pouvons elle seule continuer de supporter, non seulement les investissements, mais aussi le fonctionnement de tous ces équipements. Et c’est une des raisons pour lesquelles nous souhaitons porter, à l’échelle communautaire, la réflexion de la prise en charge de ces équipements. Nous, c’est vrai qu’on a un point de vue un petit peu plus extérieur, étant donné qu’on est sur Bergerac, notre studio à la radio.
Mais en lisant certains articles, certaines demandes d’auditeurs, il y a aussi la question d’une possible piscine intérieure. Parce qu’à Sarlat, il existe une piscine, mais simplement l’été. Est-ce que ça serait une possibilité selon vous ? Alors effectivement, ça fait partie de nos priorités aussi, d’engager avec les acteurs, les utilisateurs et l’ensemble du territoire, la réalisation d’une nouvelle piscine de territoire qui permettrait effectivement d’élargir, d’allonger dans le temps, l’usage de cet équipement qui fait cruellement défaut au Sarladais.
Et donc pour arriver maintenant sur la culture, j’ai mis finalement les deux thèmes ensemble qui se rapprochent, mais donc on a eu récemment à Sarlat la construction du pôle culturel, médiathèque, maison de la musique par exemple, des nouveautés donc pour la culture à Sarlat ces derniers mois. Est-ce que pour vous, il y a une volonté aussi d’étendre l’offre culturelle à Sarlat ? Alors oui, tout à fait, vous avez entièrement raison là encore. Il s’agit dans un premier temps d’avoir la volonté d’élargir et de permettre l’accès à la culture pour tous.
Et l’une de nos priorités passe par la création du pass solidaire qui serait financé par une diminution de 10% des indemnités versées aux élus chaque mois et qui permettrait de proposer aux personnes qui aujourd’hui, faute de moyens financiers, ne peuvent le faire, d’accéder d’une part, et ça rejoint la précédente question, les équipements sportifs mais également les équipements culturels que sont par exemple le centre culturel. Et donc ça, ça serait la mise en place à l’échelle de Sarlat ? Absolument, ce serait pour la commune de Sarlat et ce serait réalisé dans les mois qui succéderait à la mise en place d’une nouvelle équipe puisque c’est très facile à mettre en œuvre. En plus, on a fléché les ressources financières qui permettront sa mise en œuvre.
Ce n’est pas uniquement ce sujet-là qui nous tire à cœur. Il y a la volonté d’obtenir l’inscription de Sarlat au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est un dossier qui avait été constitué il y a plusieurs années et qui avait malheureusement à choper.
Donc il faut reprendre ce dossier en main. Il y a aussi le fait que nous avons la volonté d’exposer les équipements que nous avons pu acquérir au fil des années pour les proposer à la visite des Sarladais en particulier, de manière thématique, puisque les collections sont suffisamment larges pour permettre de proposer différents thèmes de visite tout au long de l’année. Vous l’avez dit, ces nouveaux ajouts culturels pour Sarlat doivent attirer tout le monde, même les jeunes, il faut le dire.
On le sait, la Dordogne reste quand même un territoire vieillissant. Mais justement, est-ce que selon vous, ça suffirait à attirer des jeunes ? Qu’est-ce qu’il faudrait pour attirer une sorte de jeunesse à Sarlat et peut-être même aux alentours ? Il manque un équipement qui fait cruellement défaut, non seulement aux jeunes, mais aussi à toutes les générations, y compris les générations les plus âgées. C’est la réalisation d’une salle polyvalente qui permettrait d’accueillir des jeunes pour un événement festif, d’accueillir des jeunes pour un festival autour, par exemple, des jeux vidéo, qui permettrait d’organiser l’été dansant, qui permettrait d’organiser des moments familiaux.
Donc ce serait une structure qui serait dédiée non seulement aux jeunes, mais également à toutes les générations. Mais à quel prix ces nouvelles infrastructures ? Ça a un prix, toutes ces nouvelles infrastructures que vous annoncez, comment les financer ? Alors là, ce n’est pas que ce soit très facile, mais en tous les cas c’est rendu plus facile à partir du moment où la ville de Sarlat est propriétaire d’un certain nombre de bâtiments, d’un certain nombre d’équipements qu’il conviendra de moderniser, bien évidemment. Et c’est principalement cela dont il s’agit, puisque les murs appartiennent à la commune et il suffit juste de les dédier à un certain nombre d’activités.
J’aimerais maintenant arriver au sujet de la ville en général et de ses infrastructures, de ses bâtiments, de son architecture, parce qu’on le sait, Sarlat, c’est quand même une cité médiévale, une vieille cité médiévale. J’ai par exemple l’exemple de l’église Sainte-Marie, qui a dû connaître quelques travaux l’année dernière. Il y a aussi l’avenue Jean-Jaurès.
Quand on a une ville entre les mains aussi vieille, avec un patrimoine architectural aussi beau et aussi important, comment le préserver avec, j’imagine, des travaux, mais justement comment, sur les six prochaines années d’un mandat, garder ce patrimoine architectural en bon état ? D’abord, il y a un premier point auquel nous sommes très attachés, c’est que nous avons une ville bien évidemment exceptionnelle d’un point de vue patrimonial, avec, on peut dire, une présence minérale extrêmement importante. Notre première volonté, c’est d’intégrer, de rendre le végétal dans ce cœur de ville, de créer de nouveaux lieux d’attractivité, de nouveaux lieux d’échanges, de nouveaux lieux de partage, de nouveaux lieux de respiration. Donc nous avons des propositions très fortes en cette direction pour créer des lieux végétalisés, pour créer des lieux de repos, de tranquillité.
Par ailleurs, pour répondre plus précisément à votre question, bien évidemment la densité du patrimoine à Sarlat, et qu’il va falloir déterminer un certain nombre de priorités en termes de remise en état de certains bâtiments, et peut-être s’agira-t-il aussi de s’interroger sur le transfert de propriété de certains équipements permettant de financer précisément ce patrimoine historique. Et pour rester sur la ville en elle-même, Sarlat, on le sait et vous l’avez dit, accueille de très nombreux touristes chaque année, notamment au niveau estival. Comment, justement, c’est un point majeur pour la ville de tourisme, mais comment lier le tourisme, les demandes touristiques, à celles des habitants qui, eux, sont là toute l’année ? C’est une difficulté majeure que connaissent beaucoup de communes, non seulement en France, mais également à l’international.
Sarlat entend s’appuyer, moi dans l’équipe que j’ai l’honneur de conduire, Agir ensemble pour Sarlat, à l’intention de prendre un certain nombre d’initiatives sur le logement, sur le logement saisonnier. Malheureusement, aujourd’hui, la ville de Sarlat n’est pas reconnue en habitat tendu, donc ne rentre pas dans toute la disposition de la loi Le Meur, mais il est évident que nous devons prendre des initiatives fortes pour endiguer le nombre de logements saisonniers, par exemple en mettant en place des dispositifs obligatoires d’enregistrement pour toutes les locations touristiques, et probablement en modifiant les conditions d’urbanisme pour préserver un habitat permanent. De la même manière que nous allons proposer, que nous proposons, que nous mettrons en œuvre plus exactement, un accompagnement sur le logement avec la création d’un pass accession à la propriété prêt à taux zéro, qui permettra de délivrer des aides selon les situations, de 10 000 euros pour une acquisition dans le parc ancien de plus de 5 ans sur l’ensemble du territoire communal, de 12 000 euros pour une acquisition dans le secteur sauvegardé, dans le parc ancien de plus de 5 ans, et de 15 000 euros pour une acquisition dans le parc neuf sur l’ensemble du territoire communal, l’idée étant de regagner de la population, bien évidemment à travers ces dispositifs.
On va passer à une sorte de dernière question, puisque le temps, évidemment, file. Cela va de pair aussi avec les déplacements, le fait qu’on parle des touristes, mais aussi des locaux. On en parlait, l’architecture de Sarlat est finalement assez vieillissante, c’est une vieille ville, et donc les déplacements peuvent être difficiles.
Comment justement, quand il y a une forte affluence, notamment avec les voitures, comment on peut y remédier ? Vous parliez d’espaces verts, est-ce qu’on peut avoir des transports en commun qui se mettent toujours plus en place ? D’abord, première initiative forte, nous mettrons en place une carte de stationnement gratuite pour les Sarladais, qui leur permettra de stationner deux heures par jour gratuitement, et gratuitement tous les samedis matins et tous les mercredis matins. Ça, c’est le premier volet de ce sujet. Second point, nous avons l’intention de réaliser plusieurs, et en particulier deux, nouveaux parkings de proximité pour élargir l’offre de stationnement.
Nous allons également développer un certain nombre de places de stationnement minutes sur les boulevards pour permettre aux habitants également d’accéder facilement à leur domicile pour leur course, pour déposer leur course, pour déposer des amis, etc. En termes de fluidité, nous avons également la volonté de mettre en place des stations de vélos électriques gratuites pour fluidifier le trafic et pour favoriser la mobilité. Et enfin, dernier point qui me paraît extrêmement important, vous parliez des jeunes tout à l’heure, on peut parler un peu d’économie, mais nous avons l’intention de facilité l’acquisition de petits véhicules électriques qui seraient prêtés gratuitement à un certain nombre de jeunes qui souhaitent se rendre à une formation, à un entretien d’embauche, voire à un emploi pendant quelques mois, moyennant en retour le fait que chaque jeune utilisateur consacrerait une heure de travail d’intérêt général à la collectivité.
Merci Franck Duval d’avoir été avec nous. Le temps, comme je l’ai dit, file. On respecte le temps de parole pour tous nos candidats.
Donc voilà, on va s’arrêter là. C’est normal. Voilà, on aurait pu évidemment continuer, mais évidemment, on a ce timing-là.
Mais voilà, merci d’avoir été avec nous. Je le rappelle, candidat aux municipales du côté de Sarlat, elles auront d’ailleurs lieu le 15 et 22 mars, six secondes tour il y a. Les interviews des candidats sont à retrouver en podcast sur notre site internet et en direct jusqu’au mi-mars sur Happy Radio. Merci encore Franck Duval.
Merci, à bientôt.






