
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Happy Radio. Dans le cadre de nos interviews municipales 2026, on reçoit aujourd’hui Fabienne Lagoubie, candidate à Sarlat.
L’idée est simple, la même grille pour tous les candidats, thème par thème, avec du concret, ce qui marche, ce qui ne marche pas, et ce que vous changez dès la première année. Bonjour Fabienne. Oui, bonjour à vous, ravi d’être sur votre radio.
Nous avons vraiment un projet en direction des Sarladais pour améliorer leur vie au quotidien, pour travailler vraiment sur le bien-vivre à Sarlat, au quotidien, mais aussi pour prévoir le Sarlat de demain. Il faut dès aujourd’hui s’investir pour nos générations futures à Sarlat. Effectivement, vous parlez beaucoup de la vie à Sarlat même.
C’est très vivant l’été et beaucoup plus calme l’hiver. Dans votre programme, l’idée c’est une vie plus équilibrée et vivante toute l’année. Quelles seraient vos deux, trois mesures les plus rapides, visibles dès la première année ? Alors d’abord, il faut effectivement créer du logement dans le centre-vie pour que les Sarladais puissent habiter dans le centre de Sarlat et faire vivre justement Sarlat à l’année.
Donc, il y a plusieurs opérations qui sont déjà en cours puisque je suis élue actuellement en tant que première adjointe et il va y avoir une résidence senior de 90 logements dans le centre-ville, mais aussi 15 logements à côté de la médiathèque. Et nous avons un projet sur l’ancien collège qui ne se fera pas la première année puisqu’il faut que la gendarmerie déménage, mais qui se fera au cours du mandat avec 22 logements. Et puis, nous travaillons aussi avec les partenaires privés, les investisseurs locaux, pour les faire investir sur les locaux vacants puisqu’on a pas mal d’habitations qui ne sont pas habitées, près de 12%.
Et aujourd’hui, on a une loi qui s’appelle la loi de Normandie qui permet de faire du logement à l’année en locatif. C’est vrai qu’à Sarlat, se loger à l’année, c’est un sujet énorme, vous en parlez déjà beaucoup. Dans votre projet, comment vous facilitez l’accès au logement permanent sans opposer frontalement habitants et tourisme ? Est-ce que vous avez des leviers concrets que vous actionnez en début de mandat ? Les leviers concrets, c’est ceux dont je viens de vous parler.
Créer vraiment du logement. Et puis, il faut stabiliser l’offre saisonnière. Aujourd’hui, il y a une nouvelle loi que l’on peut aussi appliquer qui s’appelle la loi Le Meur, et nous la mettons en œuvre avec la communauté de communes, sur l’intercommunalité, qui permet de mettre un stop sur les logements à vocation saisonnière.
Mais il ne faut pas quand même déstabiliser, parce qu’il y a 32% par exemple des locations saisonnières qui sont des compléments de retraite pour nos Sarladais. Et donc ça, il faut les laisser continuer à avoir cette location saisonnière occasionnelle. Il faut vraiment arrêter les opérations de gîte ou les grosses opérations à vocation uniquement saisonnière, et créer du logement.
Et puis, pour créer du logement aussi, pour que les gens reviennent habiter à Sarlat, il faut baisser la taxe foncière. Nous avons commencé à le faire sur ce mandat, et je continuerai à le faire pendant 6 ans, pour que les gens n’aient pas une pression trop fiscale, trop importante, et qu’ils aient envie de venir habiter à Sarlat. J’aimerais qu’on parle sécurité et tranquillité à Sarlat.
Votre diagnostic à Sarlat, c’est quoi aujourd’hui ? Les incivilités, le tapage, les dépôts sauvages. Quels sont vos deux chantiers prioritaires, comme on pourrait dire ? Alors, la sécurité à Sarlat, il faut quand même dire qu’on fait partie des 15 départements les plus sûrs de France. Néanmoins, effectivement, il y a de l’incivilité.
Il y a surtout de la violence intrafamiliale. C’est ça qui est le plus important et qui est le plus dramatique aujourd’hui sur notre secteur. Plusieurs options pour améliorer la sécurité.
D’abord, nous allons construire une nouvelle gendarmerie. Donc, ce qui permettra aux gendarmes d’avoir des locaux adaptés et de venir faire leur activité de préférence à Sarlat. Et ça, c’est pour une mise en circulation dès 2028, puisque le permis va bientôt être déposé.
Il y a aussi des locaux qui vont être adaptés pour notre police municipale avec un développement de leur mission et de leurs moyens. Et nous, ce que nous voulons faire, c’est être au plus près des Sarladais. Et pour ça, nous allons avoir un élu référent par quartier.
Aujourd’hui, il y a six quartiers sur Sarlat. Nous, nous voulons en faire 15 avec un élu référent par quartier pour qu’il soit proche des personnes en difficulté, des personnes seules, des personnes âgées. Et aussi, bien sûr, soutenir toutes les associations d’entraide pour ne laisser personne sur le bord du chemin.
Ça se traduit concrètement comment pour les habitants au quotidien ? Qu’est-ce qu’ils vont pouvoir voir comme changement grâce à ça ? Eh bien, nous, on veut faire des réunions de quartier tous les trimestres et puis vraiment avoir cet élu qui sera là, qu’ils pourront appeler pour que leurs petits problèmes du quotidien soient réparés, le trou sur la route, l’herbe qui a trop poussé. Voilà, être vraiment à l’écoute et au plus proche de la population. J’aimerais qu’on parle de santé.
L’accès aux soins est très important à Sarlat. Dans votre programme, vous dites vouloir défendre, maintenir et renforcer l’hôpital de Sarlat. Et vous rappelez les 20 millions d’euros engagés pour les urgences, en disant que ça doit être le début d’une rénovation plus large.
Concrètement, en tant que maire, qu’est-ce que vous faites ? Avec qui et sur quel dossier ? Alors, l’hôpital, bien sûr, c’est le pilier de la santé à Sarlat. Donc, effectivement, les urgences sont en cours de rénovation. C’est très important, les urgences à Sarlat.
Ça va permettre d’accueillir au mieux les patients. Parce qu’aujourd’hui, on a des urgences qui remontent à 1975, mais aussi de recruter des praticiens hospitaliers qui pourront travailler dans des conditions optimum. Mais c’est vrai, je dis, c’est le préalable.
Parce que le reste de l’hôpital doit aussi être rénové pour que l’ensemble des secteurs hospitaliers puissent attirer de nouveaux médecins avec qui il faut travailler. Il faut travailler avec la direction de l’hôpital et aussi avec l’ARS pour que ce chantier ne s’arrête pas à la fin des urgences, mais continue bien sur une rénovation globale. La santé, c’est aussi l’accès aux soins journaliers avec les médecins de ville.
Pour cela, on a déjà agi sur ce mandat, puisque nous donnons une subvention communautaire pour l’installation de nouveaux médecins. Il y en a un qui s’est installé en 2025 et nous continuerons à faire cette démarche. Et nous souhaitons, avec mon équipe, donner une bourse aux étudiants Sarladais qui iront faire des études de médecine et de dentaire pour qu’ils viennent se réinstaller sur Sarlat.
Ce sera du long terme, mais il faut aussi, dès à présent, investir sur le long terme. Comment vous pouvez, par exemple, garantir qu’une personne qui reçoit les bourses finira vraiment par s’installer à Sarlat ? C’est une obligation ? C’est une convention. C’est une convention.
On fait déjà ça avec le département de la Dordogne. On donne des bourses pour les étudiants sous réserve qui reviennent sur le secteur. Et puis sinon, ils remboursent l’aide qu’ils auront reçue.
C’est une convention qu’il faut signer avec eux. Nous la mettrons en place, cette convention. Elle n’existe pas encore.
Bien sûr, il y aura des conditions. Il faut que l’on mette tout ça en ordre de fonctionnement. Mais il y aurait une garantie de plus de médecins de ville, grâce à ça ? Nous l’espérons.
Et puis, il y a aussi une autre solution. Les médecins généralistes vont avoir une nouvelle année de formation en fin de cursus, qui s’appelle l’année docteur junior. Nous avons travaillé pendant ce mandat avec l’ARS, mais aussi avec des médecins installés sur Sarlat et qui sont prêts à prendre des docteurs de junior.
Nous en avons deux à Sarlat pour l’instant. Et nous sommes en train de rénover un local pour accueillir ces docteurs juniors. Une fois qu’ils seront là, il faut travailler avec eux pour leur montrer l’intérêt de rester et de s’installer à Sarlat, grâce à l’attractivité de la ville et à tous les moyens que nous déployons, culturels, sportifs, et qu’ils aient envie de continuer leur vie à Sarlat.
Nous les jugeons aussi pendant qu’ils sont en stage à Sarlat. J’aimerais qu’on parle du cadre de vie, de la voirie, du quotidien. Vous insistez sur la voirie, justement.
L’accessibilité et des actions simples, utiles et visibles, avec aussi poursuite de la transition de l’éclairage public. Est-ce que vous pouvez nous donner trois actions concrètes que les habitants peuvent constater rapidement ? Alors, la première action, je vous l’ai dit, c’est effectivement les élus de quartier. Donc ça, ça sera constaté rapidement.
Développer les pistes cyclables. On a déjà commencé et on est en train de travailler sur la V91 qui permettra aux gens de mieux se promener et d’utiliser leur vélo pour aller en ville. Mais il y a aussi le développement du Sarlabus pour le développement de la mobilité au quotidien.
Il y a aussi une solution de mobilité qui est la solution de covoiturage. Tout ça, c’est mis à disposition des personnes qui n’ont pas forcément de voiture et qui ont besoin de se déplacer. Le Sarlabus sera adapté pour avoir des horaires plus cohérents avec les horaires d’entreprise et les horaires de travail.
Si on parle des déchets SMD3, quelle est votre ligne ? Qu’est-ce que vous changez ou qu’est-ce que vous ne changez pas ? Alors aujourd’hui, à Sarlat, il y a toujours eu des points d’apport volontaires. Il n’y a jamais eu de ramassage aux portes à porte. Donc le fait de passer au point d’apport volontaire n’a pas été une grande différence pour les Sarladais.
Certes, je pense aujourd’hui qu’il faut continuer peut-être à déployer certains points d’apport volontaire qui sont un peu trop loin des personnes. Et ça, il va falloir voir justement en fonction des lieux où on peut en mettre d’autres. Concernant le SMD3, nous allons rejoindre le SMD3 en 2027.
C’est ce qui est prévu. Le sictum va être intégré par le SMD3. Il va falloir travailler à l’intérieur du SMD3 pour obtenir une tarification sociale, parce qu’aujourd’hui, le problème, c’est la tarification sociale.
Pour moi, la redevance incitative à Sarlat est très incitative puisqu’on a la plus forte taxe d’ordures ménagères aujourd’hui sur le département. Cette taxe sur les ordures ménagères va disparaître grâce à la redevance incitative. Mais il faut travailler pour avoir une redevance solidaire pour les gens qui sont le plus en difficulté.
Merci beaucoup, je vous remercie d’avoir répondu à cette grille thème par thème. On rappelle que ces interviews municipales continuent sur Happy Radio pour que chacun puisse se faire une idée. Merci encore d’avoir été avec nous, Fabienne Lagoubi, candidate à Sarlat.
Merci beaucoup.






