Les Municipales – Antoine Audi

Perigueux
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Les Municipales - Antoine Audi
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Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez Happy Radio au cœur de la Dordogne et au cœur des municipales 2026. Aujourd’hui, direction Périgueux avec Antoine Audi, ancien maire de 2014 à 2020 et candidat à son retour à la tête de la ville, à la tête de liste, Périgueux Ensemble. L’idée est simple, la même grille pour tous, thème par thème, avec du concret.

Antoine Audi, bonjour. Bonjour. On commence par le sujet qui agite toute la campagne, les déchets sur le SMD3 et la redevance incitative.

Votre proposition est assez nuancée, vous posez la question. Si on enlève les cartes, qui paye tout en dénonçant un système perçu comme punitif ? Alors clairement, vous gardez quoi et qu’est-ce que vous changez ? Le système est punitif. Au départ, il était vertueux.

C’est-à-dire que l’application de la loi Allure qui incite tous les citoyens à réduire le nombre de déchets va dans le bon sens. Après, on est rentré avec ce syndicat mixte départemental dans un système où la même règle et les mêmes modalités sont appliquées aussi bien en milieu rural que dans une ville de 30 000 habitants. Il n’y a pas besoin d’avoir fait les grandes études pour comprendre qu’un système uniforme dans des endroits très différents ne peut pas fonctionner.

Ce dont on s’aperçoit aujourd’hui, c’est que les gens sont mécontents du système. Ça, c’est le premier point. Deuxième point, c’est que la redevance incitative est vécue comme punitive.

Donc, il faut reprendre la main sur le SMD3. Je parle pour Périgueux. En fait, le système n’est pas très bien fait.

C’est-à-dire que sur les 33 élus du département qui gèrent le SMD3, il y a un représentant de la ville de Périgueux, alors qu’on représente en gros peu ou prou 10 % de la population du département. Donc, c’est vrai qu’on n’est pas très bien traité. Et je considère que les Périgueux, les habitants de Périgueux, sont les perdants du système du SMD3.

Quand je dis reprendre la main, c’est reprendre la discussion avec le SMD3 pour adapter le système à la réalité du quotidien. Ce qu’on souhaite, nous, ce sont des choses assez simples. C’est effectivement que le nombre d’ouvertures a augmenté, pour le même prix, j’ai envie de dire, voire qu’à une certaine période de l’année, quand il y a des touristes ou qu’il y a une forte tension sur les déchets, que les bornes soient ouvertes.

C’est une possibilité aussi. Et surtout qu’il y ait côté Perigueux, côté ville de Périgueux, un accompagnement de la mesure en nettoyant tout ce qui est autour des points d’apport volontaire, où parfois c’est catastrophique pour l’image de la ville. Justement, vous vous proposez de doubler les voitures à benne de la mairie, de créer un numéro d’intervention unique pour les dépôts sauvages, avec une réponse garantie en moins de quatre heures.

C’est très ambitieux. Où est-ce que vous trouvez les moyens humains et financiers pour tenir cette promesse dès la première année ? Vous savez, les moyens humains, je vous rappelle, il y a à peu près 850 salariés dans la ville de Périgueux. Et quand je dis qu’on rajoute deux baignettes, c’est deux personnes.

Donc c’est du redéploiement. Ce ne sont pas des moyens supplémentaires. Il est évident que quand un annoncement de sac noir est signalé à la mairie autour d’un point d’apport volontaire, il faut pouvoir réagir très très vite.

Donc, vous savez, deux salariés déployés sur 850, ça ne me paraît pas une grosse dépense supplémentaire. Je passe directement au deuxième thème, la sécurité, la tranquillité publique. Votre programme fait de la tranquillité publique la première priorité.

Police municipale de proximité, retour des patrouilles pédestres, vidéoprotection renforcée pour les zones dites grises. Quel est votre diagnostic aujourd’hui sur Perigueux ? Ce qui a régressé depuis 2020, qu’est-ce qui est urgent de corriger pour vous ? D’abord, c’est un constat. Le constat est fait par les autorités, les autorités de la préfecture.

On s’aperçoit que les trafics de stupéfiants prospèrent, que les chiffres de la délinquance ne sont pas bons et que, par exemple, les violences intrafamiliales augmentent de 9,5%, les violences sexuelles de 17%. Et quelque part, il y a un espèce de sentiment d’insécurité diffus dans la population qui fait que les gens ne sont pas aussi à l’aise qu’avant pour pouvoir se promener et vivre dans Périgueux. Alors, sous nos mandats, on avait implanté, contre l’avis général de la gauche à l’époque, un système de vidéosurveillance avec 53 caméras de surveillance.

Je pense qu’il faut d’abord vérifier qu’elles marchent toutes, il faut en rajouter, notamment aux entrées de villes, aux entrées et sorties de villes, pour essayer de mieux maîtriser ceux qui rentrent sur nos territoires quand il y a de la délinquance. C’est un sentiment d’insécurité. Nous, nous avions fait le choix de la vidéosurveillance.

Ce choix, il n’est contesté par personne, sauf ceux qui habitent au Pays des Bisounours et qui pensent que ça ne sert à rien. Et surtout, il faut de l’expérience. Alors, une des caractéristiques de notre liste par rapport aux autres listes, c’est que oui, dans ce domaine, nous, nous avons de l’expérience et des compétences reconnues, puisque nous, nous avions implanté cela contre l’avis général.

Il faut augmenter les requis de la police municipale, de quelques agents, surtout les redéployer et leur donner une direction, c’est-à-dire qu’ils sachent exactement ce qu’ils ont à faire et qu’ils ne perdent pas le temps à des choses qui ne correspondent pas à leur cœur de métier. C’est vrai que sur la police municipale, vous parlez donc de plus de présence, comme vous dites, plus de patrouilles à pied et surtout la modernisation des caméras. Concrètement, combien d’agents supplémentaires ? Sur quel secteur en priorité ? Et comment vous financez ça sans creuser le budget ? Alors, il y a des manques.

Il y a des manques dans le système. Il faut savoir, on ne devrait pas le dire d’ailleurs, que dimanche soir et lundi soir, il n’y a pas de brigade de nuit à Périgueux, par exemple. Donc ça, comme si le dimanche soir et le lundi soir étaient des jours off pour les derniers camps.

Donc, il faut effectivement augmenter en tant que besoin. Probablement, quatre agents doivent suffire. Quatre agents, en gros, c’est 200 000 euros à l’année.

Pour vous faire simple, je vous rappelle qu’on a quand même un budget autour de 80 millions d’euros. Donc, il faut aussi relativiser ça pour que, je dirais, toutes les plages horaires soient couvertes par la police municipale. Il y a aussi de la technologie qui peut les aider.

On a prévu d’installer, en s’appuyant sur les ordinateurs, des bornes d’appel, un peu comme ce qui existe sur les autoroutes, je dirais. Et quand il y a des faits de délinquance ou du harcèlement de rue, qui est de plus en plus fréquent à Périgueux, les personnes qui se sentent en insécurité, comme on dit, puissent effectivement, en appuyant sur ce bouton-là, se retrouver tout de suite en connexion, en liaison avec la police municipale. Ça, c’est de la technologie.

Ça, c’est une finance. D’abord, ce sont des systèmes qui sont aidés par le fonds interministériel de prévention de la délinquance. Donc, c’est un complément parce que nous trouvons, nous faisons le constat que la ville est moins sûre aujourd’hui qu’elle n’y était auparavant.

J’aimerais qu’on continue à parler de la vie dans Périgueux en parlant de la mobilité, le centre-ville, le parking, la vie à vélo. Vous critiquez le plan de circulation autour de la place Bugeau, jugé punitif. Vous voulez revenir dessus.

Est-ce que ça ne risque pas d’être perçu comme un retour en arrière sur la question du centre-ville apaisé ? Comment vous réconciliez les piétons, les cyclistes et les automobilistes ? Alors, je m’étais posé pendant mon mandat sur cette coupure en deux de la ville. C’est-à-dire que quand le grand Périgueux, c’est-à-dire Péribus, la circulation des bus, avait décidé, sans nous consulter, que la voie devant Monoprix serait uniquement réservée aux bus, comme si on avait un bus toutes les cinq minutes, je m’étais opposé à ce système. Dès l’arrivée de Mme Laval et de M. Lavitola en 2020, cette voie a été fermée à la circulation, ce qui fait qu’aujourd’hui, vous avez une ville où, pour faire le tour entre la place Ilguéna et remonter le long des boulevards, il faut passer derrière les cinémas et devant la clinique Francheville.

C’est juste aberrant. Donc là, il faut redonner de la fluidité. Vous savez, en matière de circulation, comme en matière de stationnement, il faut simplement remettre la ville à l’endroit.

Et puis aussi admettre que parfois, quand on fait une erreur, il faut savoir la corriger si elle ne correspond pas à l’usage. Ce qui doit aider les élus, guider les élus dans le plan de circulation, le plan de stationnement, c’est la même chose, c’est le même problème, c’est simplement le bon sens et l’écoute des citoyens et regarder comment les systèmes fonctionnent. On parle toujours de Monoprix, on oublie de parler devant la Tour Mataguerre où là, vous avez un bus qui est à contresens, il y a des accrochages chaque semaine parce que ce système est invisible par les touristes.

Donc là, il faut remettre du bon sens, tout simplement. Et remettre du bon sens, c’est réconcilier ceux qui circulent dans Périgueux avec la vie de tous les jours, tout simplement. Il faut être pragmatique.

Vous parlez de parking facile, des nouvelles poches de stationnement gratuit et de sécurisation des pistes cyclables. Est-ce que vous pouvez donner un exemple assez précis et concret pour nos auditeurs, type un carrefour ou une rue que vous avez en tête dès maintenant qu’il faudrait changer en priorité dans la première année ? Rétablir une voie de circulation de voie Monoprix, c’est peut-être le plus symbolique de ce qui doit être fait dès le lendemain. Et on a opposé le coût de la mesure, donc j’irai moi-même démonter les deux panneaux de sens interdit pour montrer que ça ne coûte rien.

J’ajouterai aussi que par exemple sur le stationnement, le parking sur la dalle montagne qui bénéficie aujourd’hui d’une araignée gratuite avec une zone bleue, les places n’ont jamais été redessinées. Nous avons fait le constat, et tout le monde peut le faire, que les voitures en 30 ans ont gagné 30 cm en largeur et 30 cm en longueur. Évidemment, il faut redessiner les places, quitte à en perdre quelques-unes, mais simplement pour que les gens puissent se garer.

D’ailleurs, il y aura une discussion à avoir avec Indigo aussi, qui est le délégataire pour les parkings souterrains, pour que là aussi, comme d’autres villes l’ont fait, j’ai eu un reportage très récemment sur la ville de Nantes qui a demandé à son prestataire de redessiner la taille des places, des parkings en ouvrage, en souterrain, pour qu’on puisse s’y garer. Alors, bien sûr, il y a une discussion à avoir parce qu’il y a à la fois peut-être une perte de nombre de places si vous agrandissez les places, et en même temps, c’est compensé par une augmentation du taux d’occupation. Parce que si les gens n’arrivent pas à se garer dans les parkings souterrains parce que les places sont trop petites, effectivement, ils n’y vont pas.

Donc même le délégataire est perdant. Donc là aussi, c’est remettre du bon sens et tenir compte des réalités des gens. Alors, il est de tradition, mais c’est surtout une nécessité de refaire une école par mandat.

Donc on y refera l’école de Toulon, parce qu’il y a deux écoles sur le plan administratif, c’est une maternelle et une élémentaire, mais c’est un seul bâtiment. Il faut effectivement refaire cette école. Et quand on parle de confort thermique, c’est qu’on ne peut pas faire comme s’il n’y avait rien été et comme si les températures aujourd’hui dans les écoles par force de chaleur étaient beaucoup plus élevées qu’auparavant.

Donc il faut tenir compte de cela dans la rénovation pour avoir des écoles plus confortables. Et c’est comme ça qu’on va travailler. Alors oui, ça coûte cher, mais investir pour l’éducation, c’est toujours plus rentable qu’investir dans l’ignorance.

Donc je n’ai aucun scrupule là-dessus, à bien utiliser l’argent public pour rénover des écoles. À chaque mesure, vous donnez l’argument que ça va coûter plus cher. Le redéploiement et la bonne définition du rôle des agents de la collectivité, ça, ça ne coûte pas plus cher.

C’est une question de bon sens et de réponse aux usagers. Qu’est-ce qui se passe avec nos aînés ? Nos aînés ont souvent des problèmes administratifs où il faut les guider. Et quand je dis ça, c’est simplement quand une personne, nos aînés ou même un citoyen d’ailleurs, arrive avec son paquet de problèmes à la mairie, on ne peut pas continuer à le trimballer d’un service à l’autre.

Moi, ce que je souhaite à ce moment-là, c’est la désignation pour chaque cas d’une personne et cette personne de la mairie fera le joint avec les autres services pour qu’on arrête de balader les gens. Il faut faciliter le quotidien de nos personnes âgées et des autres qui sont un peu perdus par rapport aux démarches administratives. Et vous ne pensez pas que ça va créer des nouveaux problèmes ? Il faudra peut-être avoir de l’emploi à ce moment-là, engager de nouvelles personnes ? Non, parce qu’aujourd’hui, le travail, il se fait, mais il est tellement parcellisé que c’est une perte de temps pour l’usager.

Donc au bout d’un moment de se faire promener d’un service à l’autre, il renonce. Moi, je ne suis pas là pour que les gens renoncent, je suis là pour résoudre leurs problèmes. Alors peut-être qu’il faudra créer quelques emplois au CCAS, mais je trouve qu’il faudra probablement mieux utiliser les personnels existants.

On a 850 salariés à la ville de Perrieux. Ce n’est pas comme si on en avait 40. Donc il y a probablement des redéfinitions des services et de certaines directions pour qu’elles soient plus à l’écoute de l’usager.

Ça, il en va de notre responsabilité. On va passer au dernier thème, le thème de la santé, l’accès aux soins, la coordination avec les hôpitaux. Vous proposez de coordonner les actions des professionnels de santé et des établissements, donc hôpitaux et cliniques, pour garantir le plein accès aux soins.

En tant que maire, vos leviers sont limités sur l’hôpital. Concrètement, vous faites quoi ? Et vous, depuis la mairie, surtout. Limité en tant qu’hôpital, vous savez sûrement que le maire de Perigeux préside le conseil de surveillance de l’hôpital.

Il a, par rapport à la santé, une double casquette. On a la chance d’avoir à Perrieux des établissements de santé, que ce soit l’hôpital public ou que ce soit la clinique privée France Unie, des établissements de santé qui fonctionnent très bien. On a un souci d’accès aux services de soins pour les nouveaux arrivants et aussi par rapport au fait que certains généralistes vont prendre la retraite dans les mois qui viennent, dans les années qui viennent.

Quand on est maire, et je suis le seul des candidats à avoir l’expérience de maire élu, puisque M. Lavitola a été désigné par le conseil municipal suite au dégagement de Mme Laval, on reçoit chaque mois des lettres de nouveaux arrivants qui cherchent un médecin généraliste à Périgueux. On en est là. Donc, à ce moment-là, on se retourne vers le conseil de l’ordre.

L’interlocuteur du maire dans ces cas-là, c’est le conseil de l’ordre. Il faut être à l’écoute de ces généralistes qui sont des professions individuelles, des professions libérales. Il faut voir avec eux quels sont leurs besoins, comment leur faciliter la vie.

On parle de maisons de santé, on parle de locaux prêtés pour les nouveaux installants. Tout peut être mis sur la table. Et ça, il faut le définir, pas tout seul dans son bureau, il faut le définir avec eux, pour eux, en étant à l’écoute des besoins de santé des citoyens.

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