
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Happy Radio. Dans le cadre de notre émission spéciale consacrée aux municipales à Bergerac aujourd’hui, on reçoit Jonathan Prioleaud, maire sortant et candidat à sa succession.
Le principe est simple, une discussion thème par thème sur des sujets très concrets du quotidien. Bonjour Jonathan Prioleaud.
Bonjour et bonjour à tous les auditeurs d’Happy Radio.
Merci beaucoup d’être avec nous. Je commence par le thème le plus gros, on va dire. Commençons directement le dossier déchets, qui crispe beaucoup de monde en ce moment.
Vous avez souvent expliqué que la ville n’a pas la main sur tout, puisque c’est un sujet géré à l’échelle intercommunale, syndicale. Très concrètement, quel est le vrai pouvoir d’un maire de Bergerac dans ce système et qu’est-ce que vous obtenez différemment si vous êtes réélu ? D’accord, donc d’abord sur la gestion des déchets, c’est vrai que c’est une compétence intercommunale, elle-même déléguée à un syndicat qui s’appelle le SMD3. Ce qui est important d’abord de rappeler, c’est qu’on ne peut pas sortir du SMD3.
Et ça, c’est la loi qui le dit, puisque ce sont des compétences à l’origine communale, devenues intercommunales, puis à un syndicat. Donc à partir du moment où on n’est pas d’accord avec la gestion actuelle du SMD3 et qu’on ne peut pas en sortir, alors il faut y rentrer. Et donc y rentrer, c’est à travers nos représentants de l’agglomération SMD3, faire en sorte qu’il y ait des élus, des élus qui ont envie de travailler avec bienveillance sur la gestion des déchets, mais également de travailler avec les associations d’usagers, celles et ceux qui sont au quotidien au plus près de celles et ceux qui ont accès à ces lieux de déchets.
D’abord sur le mode de ramassage, on a lutté, on s’est battus pour maintenir le mode du porte-à-porte à Bergerac. Quand le SMD3 a souhaité mettre le point d’apport volontaire sur tout le département, on avait donné dès le début notre non-acceptation d’un tel mode, et donc on a organisé une grande réunion publique à Bergerac où tous les habitants ont pu venir s’exprimer. On a défini ensemble un périmètre, le périmètre du porte-à-porte qui a été maintenu sur Bergerac dans les quartiers, et puis le périmètre cœur de ville, dans lequel il y avait déjà des points de regroupement et sur lequel il y a eu un point d’apport volontaire.
Le deuxième axe, c’est plutôt son financement, puisque le département, le SMD3, a décidé de mettre en place la redevance incitative, qui n’est incitative que le nom, puisque ce n’est pas parce que vous mettez moins de déchets que vous payez moins, et là pour moi il y a une vraie problématique, une vraie problématique également de solidarité envers l’ensemble des habitants, puisque ceux qui ont le plus de revenus, qui ont des grandes maisons, payent moins s’ils sont moins nombreux dans le foyer que des personnes par exemple en logement social, dans de petits appartements en cœur de ville. Donc là il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, donc ce qu’on souhaite mettre en œuvre avec mon équipe, d’abord c’est de pouvoir aller dans la gestion du SMD3, faire en sorte qu’il y ait des élus à nos côtés qui aillent gérer le SMD3 d’une manière différente à aujourd’hui, deuxièmement de maintenir le porte-à-porte tel qu’on l’a fait sur l’ensemble des quartiers de Bergerac, et ensuite de revoir son mode de financement, mettre peut-être en place la TOMI, qui est une partie en fonction de la valeur locative des biens immobiliers, et une autre partie en fonction vraiment des déchets qui sont mis dans les containers ou dans les points d’apport volontaire. Donc il y a vraiment tout un enjeu autour de la gestion des déchets, et puis un dernier point où il faudra qu’on réfléchisse, qu’on puisse débattre avec l’ensemble des maires, et donc je prends en exemple l’Union des maires départementales de la Dordogne avec laquelle on devra discuter d’un incinérateur, une unité de valorisation énergétique.
On est dans un monde aujourd’hui qui change, on doit être, et on le voit avec la guerre entre l’Ukraine et la Russie, l’augmentation des coûts de l’énergie, l’augmentation du prix du gaz, et donc comment on peut devenir indépendant sur l’énergie en France, la production énergétique française, et donc à travers un incinérateur, une unité de valorisation énergétique, c’est l’occasion pour nous de pouvoir aussi produire de l’énergie à travers nos propres déchets. Alors faut-il le faire sur le département de la Dordogne ? Faut-il s’allier avec un autre département et faire en sorte que nos déchets aillent d’un incinérateur sur un département limitrophe ? Tout ça, ça doit être débattu avec l’ensemble des maires, et surtout qu’on ait tous le même niveau d’information sur les déchets qui sont enfouis aujourd’hui, et qu’on ne peut pas laisser à nos enfants, on ne peut pas laisser des déchets sous terre pour nos enfants. Ça, c’est dans combien de temps pour vous ? On peut avoir une échelle de temps, par exemple, dans les 100 premiers jours, quelles seraient vos 2-3 actions ? Alors déjà, très rapidement, il y aura l’élection dans les intercommunalités, et forcément, il y aura ensuite les représentants de l’intercommunalité au SMD3.
Donc, dans les semaines qui suivent l’élection municipale, il y aura forcément déjà l’élection pour aller être représenté au SMD3. Là, il faut qu’on soit très explicatif auprès de l’ensemble des maires de la Dordogne, de leur dire, voilà, si on va au SMD3 ensemble, on y va dans quel but ? La gestion des déchets. Donc ça, c’est très rapide, après les élections.
Après, il y aura, dès le mois de septembre, avec l’union des maires, forcément les élections sénatoriales. Donc, après les élections sénatoriales de septembre, on pourra organiser des grands débats sur la gestion des déchets et l’incinérateur en Dordogne. Donc, c’est-à-dire que sur l’année 2026, on peut très rapidement être aux manettes du SMD3, mais également être en avance sur la réflexion sur une unité de valorisation énergétique.
Donc, après septembre 2026. Exactement. J’aimerais maintenant qu’on parle de la vie associative.
On sent à Bergerac un tissu associatif qui fatigue et qui dit parfois ne pas se sentir écouté. Quel bilan faites-vous de la relation ville-association sur ce mandat ? Et qu’est-ce que vous changez pour retisser de la confiance ? D’abord, la confiance est liée. On la voit très régulièrement quand on est dans les assemblées générales ou quand on est sur le terrain.
Il faut dire aussi qu’il a fallu réorganiser le patrimoine immobilier de la ville de Bergerac. On avait, quand on est arrivé, des associations qui étaient dans des locaux insalubres. Et donc, on a préféré construire des locaux tout neufs avec les nouvelles technologies, les déménager dans ces nouveaux lieux, de façon à pouvoir travailler ensemble et qu’ils puissent faire des activités, des actions ensemble.
On le voit, je vais prendre quelques exemples. Quand l’école de la deuxième chance a été déménagée, on l’a mis dans les mêmes locaux que le CFA de Bergerac. On a également le Cantou qui avait des activités, qui a des activités pour les retraités.
On a également travaillé avec Bergerac Accueil qui a également des activités pour les retraités. Donc, faire en sorte que des associations qui ont des objets similaires puissent travailler aussi ensemble. Et puis, ça a été pour nous de faire des nouveaux lieux associatifs.
On a construit la maison des associations Joséphine Baker qui a permis d’avoir des lieux sur le passage de la navette Cœur de Ville en plein cœur de Bergerac, mais avec des locaux tout neufs. On a fait un foyer associatif Charpac dans le quartier nord de Bergerac. On a fait une salle d’activité sur le quartier sud, la salle d’activité Cyrano.
Donc, on a mis en œuvre tout ce que l’on pouvait pour accompagner les associations en termes de patrimoine immobilier et de locaux pour qu’elles puissent faire leurs activités. Et quand on va sur les associations sportives, on avait des lieux sportifs vieillissants et on a rénové ces lieux sportifs. Il y avait besoin de vestiaires pour la cat.
On a fait des vestiaires pour la cat depuis 20 ans que c’était attendu. Un stade d’athlétisme était attendu aussi depuis plus de 20 ans. On l’a réalisé sur le mandat.
Et puis, on a rénové. On a fait de l’ancienne piscine un couvert de pétanque. On a fait de l’ancienne salle Louis Delluc un dojo de judo.
On a mis du sport en proximité dans les quartiers. Quand on a rénové le terrain synthétique de foot ou encore quand on a fait la salle de boxe en proximité dans le quartier de Naillac. Donc, on a fait en sorte que la vie associative, la vie sportive puisse être mieux organisée en termes de locaux mais aussi avec des locaux plus à même de recevoir l’ensemble des activités de celles-ci.
Et puis, l’accompagnement se fait au quotidien. On a un service de vie associative Esport qui accompagne notre tissu associatif local sur la partie administrative, sur la partie technique, sur l’organisation d’événements. Tout est mis en place pour les accompagner le plus possible.
Et puis, enfin, ce sont les votes des subventions puisque chaque année, ce sont 1 million d’euros de subventions versées à la vie associative locale dont 500 000, la moitié pour la vie sportive. Juste à titre de comparaison, on donne 2 fois plus de subventions à Bergerac que n’en donne Périgueux à son tissu associatif local. Donc, on est très en avance.
Et puis, ensuite et enfin, c’est la relation avec les associations où chaque année je reçois sur leur lieu, chacune des associations. Et c’est l’occasion pour nous de faire un point sur leurs activités, sur leurs actions, sur leurs besoins et sur l’amélioration des conditions d’accueil. Donc aujourd’hui, il y a tout un travail qui a été mené.
Et puis à l’avenir, c’est le souhait d’avoir une nouvelle maison des associations et des syndicats. On a l’espace Jules Ferry qui aujourd’hui n’est pas aux normes pour les personnes à mobilité réduite pour l’accès aux étages. On a une maison des syndicats qui est vieillissante, qui est dans son jus d’il y a très longtemps.
Et donc, c’est comment on fait en sorte de repenser, de créer à nouveau une maison des associations et des syndicats. On parlait d’un budget associatif d’un million. Quand une association vous dit qu’on avance pour le mois, par exemple la SPA actuellement qui est dans des difficultés, une situation très fragile, vous faites quoi concrètement pour sécuriser ? La SPA c’est une particularité quand même au niveau local puisqu’elle a deux activités.
Elle a une activité fourrière animale et donc là il y a un contrat qui lie la ville à la fourrière et là on verse à l’euro le coût pour la SPA. Donc là elle est accompagnée sur cette compétence-là de fourrière animale. Et ensuite il y a l’autre compétence qui est de la protection animale et qui est là qui vient davantage des dons, des dons des personnes qui viennent sur la SPA.
Donc nous on accompagne la SPA sur la fourrière et on l’accompagne aussi puisqu’on a voté une subvention exceptionnelle en 2025 de 5000 euros pour accompagner la SPA dans son fonctionnement. Donc tout est fait par la ville pour accompagner les associations locales. J’aimerais qu’on parle à présent sans transition de la culture.
A Bergerac il y a une attente forte autour de la ville culturelle et les musiques actuelles qui font partie de l’identité locale. Il y a le Rocksane mais il y a la scène locale. Quel est votre cap ? Comment vous soutenez une salle, une scène locale et comment vous évitez que ça devienne sur le fil en permanence ? J’ai évoqué deux axes et un premier axe qui est l’accès à la culture pour tous.
Sur ce mandat, en six ans nous avons livré deux lieux culturels. On a livré le pôle culturel dordonha et on a livré le centre d’art de la photographie. C’est deux espaces entièrement gratuits pour tous.
On y fait de la médiation culturelle. Le pôle culturel dordonha ce sont 30 000 entrées la première année dont 3000 jeunes scolaires. Ce qui veut dire qu’on a donné l’accès à la culture pour tous sur Bergerac et ça c’est déjà un point très important et sur lequel on peut appuyer.
A l’avenir il faut qu’on travaille sur le musée du tabac qui est labellisé musée de France et qui mérite une rénovation. Elle a été faite dans les années 80 et maintenant il faut qu’on revoit le musée du tabac. Ça c’est sur la compétence de la ville de Bergerac.
En ce qui concerne le Roxanne, je rappelle que c’est une compétence qui a été déléguée à l’agglomération dans ce cadre là il y a des fonds qui sont donnés par la ville à l’agglomération pour le gérer et ensuite il y a une subvention qui est donnée à Overlook pour gérer l’outil du Roxanne. Et donc c’est cette relation là qu’il faut continuer à avoir entre l’agglomération de Bergerac et l’association Overlook qui gère le Rocksane pour savoir quelles sont les attentes de l’agglomération et là c’est aux élus de l’agglomération de se positionner. En ce qui nous concerne, on souhaite continuer à accompagner le Rocksane dans son développement, que ce soit le Rock School, que ce soit les concerts, les événements organisés à l’intérieur du Rocksane et donc on met tout en œuvre pour accompagner le Roxanne.
D’ailleurs quand il y a des événements, on fait des arrêtés de gratuité sur l’arrière, sur la place Gainsbourg qui nous appartient. On fait tout ce qui est en sorte de communiquer avec le Rocksane sur ses événements donc tout est fait pour l’accompagner sur l’ensemble de sa programmation. Vous parlez de culture pour tous, qu’est-ce que c’est la culture pour vous ? La culture, on va être très clair, on essaie d’avoir la culture la plus éclectique possible et la plus ouverte possible et donc on le voit à travers les estivales qu’on organise chaque été où vous avez sur scène et sur le port des musiques totalement différentes, de façon à ce que chacun puisse se sentir représenté et puisse venir voir l’ensemble des scènes.
Et puis la culture, c’est aussi l’accès à notre musée Le Pôle Culturel dordonha, sur lequel il y a certes l’exposition permanente qui est notre centre d’interprétation d’architecture et du patrimoine, mais on a voulu également faire en rez-de-chaussée une salle d’exposition temporaire ce qui permet d’avoir 4 fois dans l’année des expositions différentes et qui permettent d’avoir du public différent. C’est ça la culture pour tous et partout, de faire en sorte que chaque public qui a des envies différentes puisse à un moment donné dans l’année avoir un accès à quelque chose qu’il apprécie, mais également découvrir d’autres choses, des choses sur lesquelles il n’aurait pas été naturellement ou sur lesquelles il ne regarde pas aujourd’hui, mais qu’il puisse avoir un oeil dessus. J’aimerais qu’on parle, pour finir, des finances et de vos priorités.
Justement, si vous êtes réélu, quelles seraient vos deux priorités budgétaires ? D’abord, je rappelle qu’on n’a pas augmenté la fiscalité sur le mandat 2020-2026, on a même baissé les taux de fiscalité sur la ville en 2022 et il est évident que sur le prochain mandat de 2026 à 2032, nous n’augmenteront pas les taux de fiscalité sur la ville de façon à laisser du pouvoir d’achat à l’ensemble des bergeracois. Deuxièmement, c’est de continuer la bonne gestion de la ville telle qu’on a aujourd’hui, on a eu sur cinq années consécutives des épargnettes positives, ça veut dire qu’aujourd’hui, et ça n’était jamais arrivé par le passé, on est en capacité avec notre budget de fonctionnement et son résultat de payer nos emprunts. C’est comme si vous, en tant que particulier, une fois avoir payé toutes vos charges et avoir votre salaire en face, vous n’étiez pas en capacité de payer vos emprunts, ça vous bloquerait quelque part, et donc nous, on a décidé de bien gérer la collectivité des épargne net positives, ce qui nous a permis d’investir.
Sur le mandat précédent, on avait investi 25 millions d’euros, on en a investi le double, 50 millions d’euros. On a désendetté la ville de Bergerac de près de 5 millions d’euros sur le mandat, ce qui nous permet de payer moins d’intérêts de la dette aux banques. Et donc, c’est cette bonne gestion qu’il faut conserver à la ville de Bergerac.
Est-ce que vous allez investir, c’est une grande question pour tous les candidats dans les caméras. La sécurité est un enjeu important sur la ville, comme la gestion des déchets, comme la voirie, et comme d’autres enjeux qui nous remontent du terrain. Il est évident que depuis 2020, on a mis en place des choses importantes sur la sécurité.
On a créé une brigade cynophile, on a créé une brigade motorisée, on a armé nos policiers municipaux de semi-automatique, on les a équipés également de caméras piétons, de véhicules plus performants, donc on a mis tout en œuvre pour accompagner notre police municipale. On a également fait en sorte que la police municipale et nationale travaillent ensemble, main dans la main, et avec le parquet, avec madame la procureure, et donc tout ça, ça a bien fonctionné, et les résultats sont là, puisqu’on a baissé, la ville de Bergerac a une délinquance qui a baissé sur l’année 2024 de 10%, et qui a à nouveau baissé sur l’année 2025 de 2%. Cependant, la délinquance évolue, et on le voit à travers le narcotrafic, et donc on a décidé, sur le prochain mandat, de mettre en place les assises de la sécurité et de la cybersécurité.
Et ces assises vont permettre de faire en sorte d’ organiser des réunions avec l’ensemble des acteurs du monde de la justice, du monde de la police, et les bergeracois, pour que tout le monde ait le même niveau d’information, et en fonction de ce niveau d’information, des attentes des bergeracois, de ce sentiment d’insécurité qu’il faut arriver à faire baisser sur la ville, on verra ce que préconisent l’ensemble des professionnels et des habitants. Et s’ils préconisent plus de police municipale, on y travaillera. S’ils préconisent de la vidéoprotection, on y réfléchira.
Donc toutes ces questions-là, il faut qu’on se les pose, mais qu’on ait tous le même niveau d’information. Donc dans un premier temps, pas de caméra directement. Dans un premier temps, les assises de la sécurité, de la cybersécurité, qui ont lieu sur toute l’année 2027, avec le conseil local de prévention de la délinquance, on demandera des financements à Mme la Préfète dans le cadre du fonds interministériel de prévention de la délinquance, pour financer l’étude sécuritaire sur la ville de Bergerac, et en fonction de ce qu’il en ressortira, on verra ensuite, pour l’installation ou de caméra sur la ville, à des lieux bien précis, en fonction des besoins, mais également ce qui a bien marché pendant les six années qui viennent de précéder, c’est-à-dire la police de proximité, de la police dans les quartiers, en centre-ville, au contact de la population.
Merci beaucoup, Jonathan Prioleaud, d’être venu répondre à nos questions, thème par thème. On rappelle que dans cette émission spéciale consacrée au municipal de Bergerac, l’objectif est d’aider les auditeurs à comparer des priorités et des choix, et surtout une méthode. Merci encore d’avoir été avec nous.
Merci à toutes et à tous. Municipal 2026 en Dordogne, à retrouver en podcast sur apiradio.fr






