Municipales 2026 en Dordogne — Thierry Roux

Bergerac
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Municipales 2026 en Dordogne — Thierry Roux
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Bonjour à toutes et tous, vous écoutez Happy Radio au cœur de la Dordogne et donc au cœur de l’actualité des municipales. Bergerac, Périgueux, Sarlat, nous donnons la parole aux candidats pour vous guider et vous aider à comprendre leurs ambitions sur différents sujets, différents thèmes, du côté de la ville de Cyrano, Bergerac, le candidat Thierry Roux.

Bonjour. Bonjour. Alors, comme je vous l’ai dit, on va découper ça un peu par thème, même s’il y a un premier sujet sur lequel j’aimerais parler et dont vous avez fait d’ailleurs une partie de votre programme, c’est le traitement des ordures à Bergerac, certes, mais aussi donc dans toute la Dordogne par ailleurs, de l’SMD3.

Qu’est-ce qu’il faut changer selon vous, parce que pour vous, vous estimez qu’il faut changer des choses sur ce système, mais qu’est-ce qu’il faut faire sur ce service des déchets ? D’abord, ce qu’on peut constater, c’est que le passage à la tarification incitative est un fiasco. Des coûts cachés, un service low cost, une technologie qui est inadaptée au handicap, une insatisfaction globale aussi de nos concitoyens, une gestion épinglée par la Chambre Régionale des Comptes, l’absence de la pédagogie promise, donc les Bergeracois sont unanimes. Le système actuel de collecte des déchets, des ordures ménagères, ça crée un profond sentiment d’injustice et d’iniquité entre les habitants, et plus particulièrement pour les plus fragiles, les gens qui prennent de l’âge, les gens qui sont handicapés.

On a véritablement quelque chose qui m’a été présenté par des Bergeracois comme une monstruosité. Et en plus, aujourd’hui, si nous ne faisons rien, les points d’apport volontaire vont s’étendre au reste de la ville. Quoi faire à l’échelle de la ville ? Parce que je le rappelle, c’est un service départemental, je l’ai dit, ça concerne par exemple Périgueux et Sarlat, mais aussi toutes les villes d’Ordogne.

Comment faire à l’échelle de Bergerac bouger les choses ? Effectivement, c’est un service départemental, mais il y a aussi un acteur que vous oubliez, c’est la communauté d’agglomération bergeracoise. Donc l’idée, c’est pour nous de tirer un trait sur le système actuel, revenir au porte-à-porte pour tous, proposer un scénario de sortie du schéma de collecte du SMD3, très clairement. Puis, par rapport à ça, parce que ça engage aussi les Bergeracois, c’est d’organiser un référendum municipal sur la sortie du SMD3.

Pourquoi pas un référendum communautaire, puisque nous avons aussi une communauté d’agglomération qui est partie prenante dans ce système-là. Comment sortir de ce système justement de la SMD3 ? Parce que vous le dites, mais comment faire ? J’imagine que ça passera par des discussions qui ne seront pas toujours simples, j’imagine. Alors, discussion pas toujours simple, je crois que c’est une réalité.

Il faut savoir que trois communes du SMD3 sont sorties du syndicat, pas plus tard qu’il y a trois ans, en 2023, les communes de Pérignac, les communes de Beauregard-Terrasson, les communes de Villac. Donc, aujourd’hui, l’idée que nous avons, c’est d’abord de convaincre nos collègues de la CAB, de la communauté d’agglomération, puisque 17 communes du Bergeracois sont concernées par la fin totale du porte-à-porte, donc le passage à tous au niveau des points d’apport volontaire. Donc, effectivement, le schéma est simple, c’est d’abord se mettre d’accord là-dessus.

Nous, ce que l’on souhaite, c’est organiser un divorce à l’amiable avec le SMD3. Divorce à l’amiable, ça veut dire que, globalement, vous avez d’une part le système de collecte, d’autre part, vous avez le système de traitement. Nous, ce dont on veut parler, c’est du système de collecte des ordures ménagères.

Donc, comment ça se passe ? D’abord, il faut convaincre nos collègues de la CAB, puisque, aujourd’hui, la compétence de collecte des ordures ménagères, elle est au niveau de la communauté d’agglomération. Il faut savoir que 17 communes du Bergeracois sont menacées de voir partir le porte-à-porte, donc de passer tout le monde en point d’apport volontaire. Donc, forcément, ce sont des parties prenantes qui sont importantes dans le projet.

Ensuite, il faut négocier un ticket de sortie, donc c’est là où vous parlez de négociation. On a quand même quelques billes pour négocier, mais on ne les révélera pas ici, puisque c’est une négociation. Nous, on souhaite passer par le référendum local, parce qu’on estime que les Bergeracois nous disent qu’ils ne veulent plus de ce système, qu’ils ne veulent plus du SMD3.

C’est quasiment unanime, là-dessus. Donc, pour mettre en place ce nouveau système, nous, on souhaite s’appuyer sur un référendum d’initiative municipale, voire communautaire, parce que ça aurait l’intérêt de faire territoire, tout simplement, au niveau de la communauté d’agglomération. Ça, il y a toujours besoin d’un point de départ pour faire territoire.

Alors, on fait territoire, évidemment, mais je pense que ça renforcerait le sentiment communautaire, qui est une nécessité pour toutes les communautés de communes ou communautés d’agglomération en France. Après, il faut l’accord du comité syndical du SMD3, et une majorité qualifiée au niveau du SMD3, puis un arrêté préfectoral. Là aussi, le poids d’un référendum est important, parce qu’une volonté populaire, quand on est élu, c’est quelque chose qui est, pour nous, essentiel.

Ça s’appelle la démocratie, et pour négocier avec cet arrêté préfectoral, on aura besoin, effectivement, du soutien populaire. Ensuite, on règle le ticket de sortie et on met en place un nouveau système, qu’on aura évidemment préparé avant. Et j’aimerais parler d’un autre sujet qui rentre, finalement, lui, dans plusieurs thèmes, qui peut être écologique, mais aussi sur la sécurité, c’est l’éclairage public la nuit.

La ville est en train, depuis plusieurs temps, de passer à un éclairage LED, mais aussi une extinction des lumières à 1830. Est-ce que vous serez dans la continuité de ces choses-là, ou pour vous, il y a d’autres méthodes pour l’éclairage public ? L’éclairage public, il n’a pas été intégralement rénové sur Bergerac. On a déjà un plan de rattrapage, mais qui est un plan de rattrapage lié au sous-investissement des six dernières années en matière de voirie, de trottoir, d’éclairage.

Bergerac est, sur certains secteurs, vraiment dans une voie de tier-mondisation. Donc on a aussi ce sujet-là qui, pour nous, est essentiel. Donc, effectivement, éclairage LED, et par rapport aux plages d’ouverture, l’extinction se fait dans beaucoup de communes, dans beaucoup de villes.

Le problème qui nous est rapporté aujourd’hui, c’est plutôt pour le matin. C’est-à-dire que le premier train du matin, par exemple, les gens qui prennent ce train-là ne sont pas éclairés. Les gens qui travaillent, par exemple, dans la boulangerie, on en a vu quelques-uns, sont aussi gênés par le fait.

Donc il faudra probablement diminuer la plage horaire d’éclairage nocturne. Et c’est un sujet, l’éclairage nocturne, qui peut aussi allier avec la sécurité. J’aimerais venir sur ce sujet-là, avec notamment, à Bergerac, ce qui fait parler, c’est probablement, selon certains candidats, l’installation de caméras vidéo surveillantes, toujours plus présentes en ville.

Est-ce que, vous, c’est votre mantra d’installer toujours plus ces caméras ou pas ? Alors, toujours plus, pour l’instant, il n’y en a pas. Donc, on ne pourra que faire mieux. Vous avez une ville comme Libourne, qui a 197 caméras.

Vous avez une ville comme Agin, qui a 120 caméras. Périgueux, 47. Marmande, 40.

Donc ça veut dire que, nous, on est village gaulois. Moi, je veux changer ça. Pour mettre en place un vrai système de vidéoprotection, on a qualifié le projet autour d’un véritable réseau.

Je pense que 10 caméras par an, pendant tout le mandat, ça serait plutôt pas mal. L’idée, effectivement, c’est de rattraper par rapport à des considérations qui, aujourd’hui, sont de plus en plus importantes. Permettre à la police et à la police municipale d’aller plus vite dans les enquêtes, c’est une nécessité, c’est une solution efficace.

Et Bergerac ne doit pas s’en passer. Et à quel prix pour installer ces caméras ? Globalement, ça dépendra du système qui est choisi. Mais une caméra, c’est à peu près 10 000 euros par caméra.

Ça dépend aussi du dispositif. Parce que vous avez des dispositifs qui sont avec ou sans infrarouge. Enfin, vous avez toute une panoplie là-dessus.

On est aux alentours de 10 000 euros. Sachant que ce sont des systèmes qui sont subventionnés, très subventionnés par l’État, puisque, globalement, l’État en subventionne à peu près la moitié. Vous parliez de la police, de leur permettre d’agir plus vite avec ces caméras de vidéosurveillance.

Est-ce qu’il n’y a pas, par exemple, aussi une possibilité d’installer des polices de proximité, comme on dit, qui font toujours plus parler à chaque municipal ? Alors, la police municipale a un rôle de police de proximité. C’est même son premier rôle. Nous, ce que l’on envisage, par rapport à ce sujet-là, c’est de créer un poste de policier municipal ou de policière municipale tous les ans.

D’ici la fin du mandat, aujourd’hui, on a un effectif qui doit être à 18. L’idée, c’est de passer à quelque chose comme 24 ou 25, en fonction de la durée du mandat, puisque vous savez qu’on aura un mandat dont on pressent qu’il pourrait atteindre 7 ans en raison d’un cumul d’élections en 2032. Avec les présidentielles, en effet.

C’est ça. J’aimerais désormais parler de l’aménagement de Bergerac, d’abord dans le centre-ville, que ce soit pour les déplacements ou pour le stationnement. Certaines places seront d’ailleurs retirées avec le réaménagement du parking République, malgré l’agacement de la population sur ce sujet.

Comment répondre à cette problématique, notamment du stationnement, mais aussi de la mobilité dans le centre ? Le problème du stationnement à Bergerac, c’est qu’il ne faut pas raconter de chansons. On a négocié en 2001, si je me souviens bien, un contrat avec un partenaire privé, qui nous oblige jusqu’en 2038, avec finalement assez peu de marge de négociation. Donc on en est là.

Après, sur le sujet République, 174 places de stationnement en moins, c’est une catastrophe par rapport au stationnement à Bergerac. Alors, on verra, on ira quand même dans le dur sur la renégociation de ce contrat. Mais moi, je ne veux pas vendre du rêve sur ce sujet-là, parce que malheureusement, juridiquement, on est tenu par ce contrat.

Alors, si la solution est de dire, finalement, 2038, la date de fin du contrat, ça doit être peut-être 2050, pour essayer de négocier un bout de gras. Moi, je ne peux pas engager ce qui serait mes successeurs à ce moment-là. Je serais gêné.

Donc, on va essayer de trouver des solutions. On va essayer de négocier. Mais par rapport à ça, il faut avoir des billes.

Et aujourd’hui, j’estime qu’on n’en a pas beaucoup. Bergerac, c’est aussi sa périphérie, justement, et notamment la zone commerciale de la Cavaille, où l’on peut voir des difficultés, là aussi, de déplacement et de bonne harmonie entre les différents centres commerciaux, les différents magasins, obligeant parfois de reprendre la voiture pour quelques mètres, finalement. Est-ce que, pour vous, il y a une solution irréalisable ? Et quelle serait-elle, sans qu’elle soit évidemment idyllique ? Alors, c’est une question qui, là, dépasse Bergerac.

C’est-à-dire que, globalement, ce sujet des voiries, vous le savez, et notamment des voiries commerciales, c’est le sujet de la communauté d’agglomération de Bergerac. On connaît le problème. On regardera ça avec la communauté d’agglomération.

Mais pour l’instant, ce n’est pas de la compétence de la mairie, puisque c’est véritablement… Initialement, d’ailleurs, c’était la compétence voirie, c’était les voiries commerciales, les voiries d’intérêt économique, qui étaient dans les tuyaux là-dessus. Donc, pour ça, on regardera, on posera le problème, on verra avec la personne qui sera en charge de la mobilité à la CAB, et puis, on essaiera de traiter, effectivement, ce passage, mais qui est un passage bien plus important, puisque globalement, c’est l’ouest de Bergerac qui est concerné par le lien entre la zone commerciale et, par exemple, Nayak. J’aimerais terminer sur le dernier sujet, celui des associations à Bergerac, notamment parce que nous, on a l’exemple, on a une émission de sport à la radio.

On le sait, justement, je prends l’exemple du sport, parce que c’est peut-être là où c’est le plus difficile pour elle. On a eu l’exemple de l’US Bergerac Rugby, il y a peu, le Bergerac Périgord FC, désormais le B2P Handball, dans une situation assez critique aujourd’hui. C’est pourtant des clubs importants du territoire.

Comment seront-elles aidées, accompagnées, si vous êtes élue ? Alors, par rapport aux clubs sportifs, vous savez qu’on a de nombreuses associations sportives à Bergerac. Effectivement, tous les clubs phares que nous avions, le BPFC, le Handball, le Rugby, a passé, je pense, le plus dur aujourd’hui. On retrouve une dynamique par rapport à ça.

Je crois que nous, on veut encourager aussi le sponsoring, le mécénat. On a une idée de faciliter l’émergence d’une fondation territoriale, ça se fait dans plusieurs territoires en France, qui peut permettre d’accompagner ce type de projet. Après, il y a aussi les budgets de promotion de la ville, mais il faudra faire des arbitrages, et on ne va pas les faire aujourd’hui.

Et pour les associations, on parlait des associations sportives, mais ça concernerait aussi les associations plus culturelles, comme par exemple Roxanne, la salle de concert, ça les concerne aussi, ce que vous dites ? Fondation territoriale d’entreprise, c’est pour aider tous. Fondation territoriale, c’est pour aider tous les projets. C’est pour venir abonder.

En général, ce n’est pas complètement du récurrent, mais c’est pour aider à l’émergence de projets, c’est pour faciliter parfois, quand il y a des difficultés, une forme d’aide. Ça aura lieu, ou ça s’est destiné au monde associatif, culturel, sportif, en fonction des choix. Mais je vous répète, c’est une initiative privée, dont on voudrait voir l’émergence à Bergerac.

Merci beaucoup Thierry Roux d’avoir répondu à nos questions. Le temps, évidemment, nous est compté. On pourrait y passer des heures, mais il faut respecter ça.

Je le rappelle, candidats pour les municipales de Bergerac, les élections, c’est le 15 et 22 mars prochains, six secondes tours il y a. Les interviews des candidats sont aussi à retrouver en podcast sur notre site internet et notre application. C’est à écouter en direct jusqu’à mi-mars sur Happy Radio. Merci encore à Thierry Roux.

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