
Bonjour à toutes et tous, vous écoutez Happy Radio au cœur de la Dordogne et donc au cœur des municipales Bergerac, Périgueux, Sarlat. Nous donnons la parole au candidat pour vous guider et vous aider à comprendre leurs ambitions sur différents sujets, différents thèmes.
Du côté de la ville de Bergerac, le candidat Bergerac au quotidien, Fabien Ruet, bonjour. Bonjour. J’aimerais commencer, et on l’a fait assez souvent avec les candidats de toutes les villes puisque ça concerne toutes les villes, la SMD3.
Le système de la SMD3, vous voulez le changer, notamment sa gouvernance, c’est dans votre programme, mais comment le faire à l’échelle de Bergerac ? Parce qu’on le rappelle, la SMD3, c’est un service départemental. Comment vous, à votre échelle, pouvez-vous le faire ? Avez-vous ce pouvoir-là ? Alors, il faut, pour être très clair avec vous, il faut renverser la table aux SMD3. C’est un syndicat mixte, c’est un syndicat d’élus, c’est un syndicat où les représentants sont désignés par les collectivités.
Donc nous, nous sommes très clairs, on a une feuille de route. La communauté d’agglomération bergeracoise va désigner ses représentants. Les représentants qui vont candidater à ce poste devront se soumettre à notre feuille de route, puisque nous avons bon espoir que les Bergeracois nous fassent confiance.
Et c’est en fonction de cette feuille de route que nos représentants iront siéger au siège du SMD3. C’est un syndicat d’élus, donc ça veut dire qu’il faut faire de la politique. Bergerac ne fera pas tout seul, la communauté d’agglomération ne fera pas tout seul.
Nous avons des alliés, nous avons des personnes qui pensent la même chose que nous par rapport à cette feuille de route, notamment sur Perigueux, sur Ribérac, sur Boulazac. Déjà, rien que ces collectivités-là, si les élections nous sourient, on pèse 48% du futur SMD3. Donc vous voyez, il y a des majorités qui vont pouvoir se dessiner et on est en capacité de changer la gouvernance.
C’est-à-dire clairement, c’est nous qui décidons de ce qui est nécessaire pour ce SMD3, ce ne sont pas des techniciens ou des coalitions un peu occultes. Et là, c’est avec un si, si vous avez donc de nombreux alliés dans d’autres villes, mais à l’inverse. Comment travailler donc conjointement avec d’autres villes si ce sont des opposants à Périgueux, à Sarlat par exemple ? Alors, je pense que très honnêtement, à partir du moment où nous avons une feuille de route claire, c’est-à-dire le maintien du porte-à-porte là où il est nécessaire, le moratoire sur les points d’apport volontaire, c’est-à-dire permettre le libre accès, développer les points de collecte sur les déchets organiques, réduire le volume de déchets noirs et avoir une taxe qui ne soit plus la redevance incitative, mais la taxe d’enlèvement des ordures ménagères à caractère incitatif, c’est-à-dire qui soit avec une tarification progressive et sociale.
Je ne vois pas qui peut être contre cette feuille de route là. Mais il faut être clair et annoncer la couleur. Donc moi, j’assume le fait que dans le SMD3, on fasse de la politique et qu’on assume en toute transparence ce que sera la ligne de ce syndicat.
Et pour terminer sur le SMD3, vous avez dit le porte-à-porte là où c’est nécessaire. Quelles sont les zones nécessaires pour le porte-à-porte ? Tout simplement, lorsque vous habitez au troisième étage de la cité Jean Moulin où il n’y a pas d’ascenseur ni d’endroit pour mettre un container individuel, vous voyez bien qu’on est bien obligé d’avoir un point d’apport volontaire. Donc il y a des endroits où le point d’apport volontaire est indispensable, y compris dans l’hyper-centre-ville.
Si vous habitez une petite échoppe de ville, vous n’allez pas mettre votre container au milieu du salon. Ça paraît tout à fait logique. Donc les points d’apport volontaire doivent être mis dans là où c’est nécessaire en libre accès et en nombre suffisant.
Si je vous prends l’exemple du quartier de la Madeleine, le quartier de la Madeleine qui est un quartier de centre-ville, il y avait autrefois trois zones de containers, il n’y a plus qu’une seule zone de points d’apport volontaire. Forcément, on crée des dysfonctionnements. Il y a un service public, il faut rendre ce service au public.
Le second sujet que je voudrais traiter, c’est celui de la sécurité, notamment depuis les dernières élections municipales, les caméras de vidéosurveillance. Vous vous y opposez à l’époque, à l’installation de ces dernières dans le centre-ville de Bergerac. Qu’est-ce qu’il en est aujourd’hui ? Aujourd’hui, je suis pragmatique.
Je vois que les choses évoluent, que la délinquance évolue et qu’il y a des situations où il n’est pas possible de mettre un policier derrière chaque habitation ou dans chaque rue. Donc à un moment donné, il faut être pragmatique. Je propose la mise en place d’un conseil de vigilance de la vidéoprotection et pas de la vidéosurveillance.
Pourquoi ? Quelle est la différence pour moi ? La vidéoprotection, c’est une caméra fixe qui filme et dont on saisit les images à la demande du procureur. Il n’y a pas des agents municipaux qui surveillent 24 heures sur 24 ce qui est en train de se passer derrière cette caméra-là, tout simplement parce qu’on n’a pas les moyens ni le besoin. Mais si vous voulez lutter sur certaines zones contre les cambriolages, si vous voulez sécuriser certaines zones, comme sous la Halle, par exemple, où vous passez minuit, minuit et demi, il y a des dégradations, des phénomènes de regroupement, voire même des phénomènes de deal.
Il faut sécuriser cette zone-là. Le conseil de vigilance de la vidéoprotection, qu’est-ce que c’est ? C’est une structure collective avec les représentants de la justice, les représentants de la police, les représentants de la mairie, les représentants des comités des usagers qui protègent les libertés publiques et on va discuter de ça en trou de transparence de façon à décider de là où c’est utile, là où c’est nécessaire. Encore une fois, la vidéo, ce n’est qu’une solution technique, ça ne remplacera pas la présence humaine.
C’est une des propositions sur notre feuille de route très complète sur la sécurité. A côté de ça, il y a des gardes champêtres, il y a des brigades mobiles, il y a aussi comment on remet aussi les ASVP au service de la salubrité, de la propreté, de la tranquillité publique. C’est la police de proximité, clairement.
Donc il y a tous ces éléments-là, mais ne caricaturons pas le problème de la sécurité. Dire qu’on va tout régler avec les caméras. On a bien vu qu’à Nice, notamment, les caméras n’empêchent pas des actions terroristes, par exemple.
Donc vous voyez bien que ce n’est pas un outil qui va tout régler. On n’est pas sur la même taille de ville. On est bien d’accord, mais il ne faut pas simplifier les discours sur la sécurité en disant, moi, je vous mets des caméras partout, je vais tout régler.
Non, il faut de la présence humaine et souvent la première des sécurités, c’est la prévention, c’est la médiation. Et vous avez dit au début de votre argumentaire, la délinquance évolue. Qu’est-ce que ça veut dire ? Dans quel sens ? C’est-à-dire qu’à un moment donné, si vous faites comme si de rien n’était, forcément les choses continuent à se dégrader.
Aujourd’hui, prendre un exemple concret, les agents de surveillance de la voie publique, les ASVP, voilà des agents de police municipale qui sont dédiés à contrôler que des horodateurs. Alors que la loi leur fixe une autre mission qui est celle de la salubrité publique. Qu’est-ce que c’est la salubrité publique ? C’est tout ce qui est en rapport avec les comportements de propreté dans la ville.
On n’urine pas n’importe où dans la ville. On ne laisse pas son chien divaguer n’importe où dans la ville. On n’est pas en état d’hybridité dans la ville.
Bon, ben là, on voit bien que les missions de police ne sont pas remplies. Si on regarde les statistiques, on voit que les violences intrafamiliales explosent au niveau des chiffres de la délinquance. C’est là aussi où il y a besoin d’effectifs de police.
Et ces effectifs de police, c’est par une police de proximité. Il ne faut pas qu’on voit la police que quand ça va mal. C’est pour ça que moi, ce que je dis sur la sécurité, c’est que l’état a une fonction.
Une fonction qu’on dit régalienne. C’est-à-dire, sa fonction première, c’est d’assurer la sécurité à tous les Français, quel que soit l’espace qu’ils occupent sur le territoire. Ça, c’est la fonction de l’État.
La police municipale, elle n’est pas là pour faire à la place d’eux. Elle ne va pas singer la police nationale. Donc la police municipale doit être une police de proximité au plus proche des habitants, dans la médiation.
On doit voir la police partout dans tous les quartiers, y compris quand on habite à Lacône, à Saint-Christophe, à Pécharmant, à Rosette. Des hameaux périphériques qui sont éloignés du centre-ville où on ne voit jamais une force de police. C’est aussi pour ça qu’on propose de créer une brigade.
Une brigade, c’est trois personnes. Ça permet d’avoir un effectif permanent de garde-champêtre qui vont aller dans les parties les plus rurales de Bergerac, mais qui vont assurer ce rôle de proximité. Et donc ce n’est pas qu’un simple redispatchement des 17 policiers municipaux de Bergerac et les 4 ASVP.
Vous attendez des recrutements de policiers municipaux. Il y aura nécessairement trois agents de plus. C’est-à-dire qu’on va passer la vingtaine d’effectifs, avec des redéploiements internes et selon les besoins, un recrutement supplémentaire.
Mais ça, il faut être clair dans les choix budgétaires qu’on veut faire. On ne peut pas avoir une police de proximité si on n’a pas les moyens qui vont avec. Et justement, quels sont les leviers qui peuvent être activés ? C’est ce que je vous ai dit.
C’est une brigade supplémentaire de garde-champêtre. Ce sont des brigades d’ASVP qui sont revues dans leur mission. C’est-à-dire que pour nous, les ASVP ne contrôleront pas que les horodateurs.
Ils seront dans le rapport quotidien, mais y compris sur l’hypercentre-ville. Et c’est une police municipale qui va se déployer en proximité. Alors oui, il a été fait un choix municipal qui était un peu de vouloir ressembler à la police nationale.
Des véhicules neufs, des motos. Bon, très bien. Moi, ce n’est pas ma priorité.
Ma priorité, c’est que les brigades soient à pied, en vélo, vraiment dans la proximité des habitants. Que les habitants puissent avoir ce contact direct. C’est une politique de proximité, comme je vous l’ai dit.
Et c’est des moyens humains qui vont avec. Donc c’est des redispatchages internes. Quand je vous dis que l’effectif de la police municipale, c’est trois personnes de plus ne serait-ce que par rapport à la création de la brigade des gardes-champêtres.
Donc là-dessus, ce sont ces moyens-là qu’on va mettre en place. Et puis, parce que je veux être transparent avec les Bergeracois, c’est quelque chose qui n’est pas fait tous les ans en tant que maire de Bergerac, je ferai un rapport annuel sur l’état des sécurités à Bergerac. Et là, on aura les chiffres, les données, l’action, le concret de ce qui a été fait chaque année.
Venons-en au thème de l’aménagement de la ville en général. Notamment, je m’appuie souvent sur votre programme. Dès les premières lignes, vous parlez de l’importance majeure de refaire les trottoirs dès les premières lignes de votre programme.
En quoi cet aménagement est une priorité pour Bergerac ? Eh bien, on parlait des sécurités. Et des sécurités au pluriel. Pour moi, la première des insécurités, c’est celle d’avoir peur de tomber dans la rue.
Quand on est une personne à mobilité réduite, quand on est une personne qui commence à vieillir, ou peut-être tout plus simplement, quand on est comme moi un peu parfois dans la lune, eh bien quand vous avez un état de trottoir catastrophique, vous risquez de tomber. Eh bien ça, c’est une source d’insécurité majeure, et c’est pas, comment dirais-je, c’est pas admissible. Pourquoi ? Vous avez 40% de la population qui a plus de 60 ans à Bergerac.
On a 60 ans, on est un jeune senior, tout va bien, mais d’année en année, cette population va vieillir. On a la chance de vivre de plus en plus longtemps, et plutôt en bonne santé. Mais si d’un côté, on dit, voilà, on aide les personnes âgées à rester dans leur domicile, c’est le maintien à domicile, et qu’à côté de cela, l’espace public, le trottoir notamment, ne leur est pas accessible, ça veut dire que vous assignez à résidence les gens, et que vous ne leur permettez plus de sortir de chez eux.
Et là, clairement, c’est de la maltraitance. L’espace public, c’est ce qui permet de maintenir un lien avec l’extérieur. Donc moi, l’objectif prioritaire du mandat, c’est de dire, voilà, à force d’avoir voulu faire des réalisations de prestige, la place Gambetta, 2 millions et demi d’euros.
Demain, place de la République, 2 millions 4. La place du marché couvert, 4 millions 1. Bien moi, l’argent sur la voirie, on va le cibler en priorité sur la restauration des trottoirs. Je me fixe deux objectifs. Un, qui est un objectif financier.
Aujourd’hui, le budget de la voirie, c’est 1 million, 1 million 2, qui est mis à disposition par la CAB. Là, la ville investira 500 000 euros de plus, avec l’objectif de négociation avec l’agglomération de passer ce budget à 2 millions. C’est-à -dire qu’on va doubler le budget dédié à la réparation des routes, et surtout à la réparation des trottoirs chaque année à l’échelle du mandat.
Et à la fin du mandat, je vais être jugé sur les résultats, je veux que chaque bergeracois soit à moins d’une minute de chez lui d’un trottoir qui soit complètement aux normes, ou d’une piste cyclable qui soit complètement aux normes. Et vous parlez aussi dans votre programme des transports en commun, du développement des transports en commun. Vous venez de le dire, le développement des pistes cyclables.
Mais donc, comment il faut quand même prendre l’aspect géographique de Bergerac, ce sont des rues étroites. Comment allier la refonte des trottoirs, et l’aménagement probable de nouvelles pistes cyclables, et la place pour les transports. Ça fait quand même sur des rues étroites un sacré aménagement à faire.
Comment le faire ? Et bien je crois que c’est là où est la solution justement. On vit l’accessibilité des trottoirs par exemple comme une contrainte. Pourquoi ? Parce que la loi nous dit, un trottoir accessible c’est un trottoir d’un mètre vingt de large, sans obstacle.
A côté de ça, on a voulu passer la ville en zone 30. On ne réduit pas la vitesse avec un pot de peinture. Ce n’est pas vrai.
Ça n’existe pas. Peu respecté, etc. Mais en réalité, dès qu’il n’y a pas de trafic, vous accélérez, on sait ce que sont les automobilistes, on est tous automobilistes.
Donc il faut créer des contraintes, des contraintes qui forcent à ralentir. Et c’est là que le trottoir aux normes, ou la piste cyclable aux normes va devenir une contrainte pour l’automobiliste et l’obliger naturellement à ralentir. Quand je dis, je veux que chaque berger aqua soit à moins d’une minute d’un trottoir aux normes ou d’une piste cyclable aux normes, ça veut dire qu’effectivement on va mailler le territoire, on va cadrer le territoire.
Et dans le programme, vous avez un projet qui est très structurant qu’on a appelé la Méridienne verte. La Méridienne verte c’est quoi ? C’est en réalité un équipement nord-sud en piste douce que ça soit le vélo ou le piéton, mais qui va relier les établissements scolaires aux équipements sportifs et culturels. Et ça, ça va être l’épine dorsale, la colonne vertébrale du transport individuel, c’est-à-dire du transport du mode déplacement piéton ou du déplacement cycliste à l’échelle de la ville.
Et on va ralentir les automobiles de la même manière. Et puis il y a la question des transports en commun. Aujourd’hui, il y a une navette qui est à la couleur d’HappyRadio, la navette mandarine orange, qui est est-ouest, qui marche formidablement bien.
Nous ce qu’on dit, il faut qu’à la fin du mandat, on ait aussi une navette nord-sud qui parte globalement de Pombonne et qui aille jusqu’à la zone des Sardines. Et ça, c’est la colonne vertébrale des transports en commun. Vous faites nord-sud, est-ouest, vous croisez au niveau du centre-ville et à ce moment-là, la voiture aura des alternatives.
Et j’aimerais venir, donc vous le voyez, je suis plutôt jeune sur le dernier sujet. C’est un sujet qui nous semble parfois quand même mis de côté, mais l’attractivité d’une ville sur le plan économique notamment, c’est l’installation d’étudiants et par la suite leur installation professionnelle donc, sauf il manque d’offres et d’études post-bac. Comment y remédier à Bergerac ? Avec les moyens, évidemment.
Alors ça, c’est le grand projet structurant de développement de la ville. Vous le dites, il faut placer Bergerac, il faut offrir à Bergerac des possibilités de pouvoir faire des études supérieures. Nous, ce que nous souhaitons, c’est que Bergerac soit placé sur la carte de Parcoursup.
C’est-à-dire que Bergerac devienne une ville universitaire. Et je ne parle pas de campus connecté. Parce que dire que Bergerac est une ville universitaire grâce à campus connecté, c’est juste oublié de dire que campus connecté, c’est une solution pour ceux qui n’ont pas réussi à trouver, tout simplement parce que les études sont trop chères sur Bordeaux ou sur la métropole, ou qui n’ont pas réussi vraiment à trouver le cursus universitaire.
Donc c’est une solution, j’ai envie de dire, de secours. Nous, ce qu’on dit, on veut placer Bergerac sur la planète universitaire, sur la planète Parcoursup. Comment ? Ben tout simplement en observant déjà ce qui se fait ailleurs.
Périgueux ,Agen , par exemple, qui ont Bordeaux 4, qui ont la première année de médecine, donc il ne s’agit pas de les concurrencer. C’est de dire, voilà, Bergerac, on peut jouer la carte de Bordeaux 3, Michel de Montaigne, l’enseignement de l’histoire, de la sociologie, d’obtenir un premier cycle universitaire, c’est-à-dire jusqu’à la licence, bac plus 3, qui soit positionné sur Bergerac. Et dans Parcoursup, que Bergerac apparaisse comme une possibilité pour pouvoir faire des études.
Ce qui n’empêche pas les petits bergeracois, les jeunes bergeracois, d’aller à Bordeaux, d’aller à Limoges, d’aller ailleurs. Et au contraire, c’est enrichissant de partir ailleurs. Mais pour tous les étudiants de Nouvelle-Aquitaine, d’avoir cette possibilité-là.
Et donc ça, c’est un projet de développement avec la région, avec la ville, avec l’agglo, avec l’idée qu’on installe ce pôle universitaire, au niveau de l’ancienne manufacture des tabacs, là où il y a l’association La Traverse, dans ce futur nouveau quartier, avec un vrai pôle universitaire. Et parce qu’on dit étudiants, ça veut dire 350 à 500 étudiants lorsqu’on aura réussi ce pari-là, ça veut dire des logements aussi pour ces étudiants. Il se trouve qu’à Bergerac, en centre-ville, vous avez 700 logements qui sont soit en état d’abandon, soit en état de vacances.
Bon, là, il y a un vrai projet de restructuration immobilière et on attire une nouvelle population. Et attirer les jeunes, c’est aussi, pour la dernière question, c’est aussi l’offre culturelle. Il en manque, disons-le, sur Bergerac.
Là aussi, parce que vous parlez de placer Bergerac sur la carte, il en faut les moyens, mais l’offre culturelle doit aussi se développer. Comment donc tout ça, dans quelle enveloppe ça va tenir et comment développer une offre culturelle convaincante pour les jeunes ? Alors, d’abord, nous, on prend un engagement fort qui est celui de ne pas augmenter les impôts et de veiller à la neutralité fiscale. Donc là, c’est un engagement qui est écrit noir sur blanc, c’est notre feuille de route.
On sait qu’on a à Bergerac une pression fiscale qui est déjà trop élevée. Donc, on sait qu’on n’a pas de marge de manœuvre là-dessus. Donc, il faut chercher aussi à dépenser chaque euro.
C’est pour ça que notre projet est fondé sur des choix budgétaires clairement identifiés. Sur l’offre culturelle, notamment pour la jeunesse. Nous, ce qu’on souhaite, c’est que la caserne de pompiers, l’ancienne caserne de pompiers, soit un espace qui soit dédié à la jeunesse.
Un espace dédié aux cultures urbaines. Que cet espace-là soit un espace qui vive et qui permette effectivement ce type de manifestation autour de l’art du graphe, autour des danses urbaines, autour des sports urbains. Et là, on a un véritable équipement.
Il ne s’agit pas de dépenser des cents et des milles. C’est une caserne, donc une ancienne caserne avec le côté un peu désaffecté et très urbain qui peut aller avec. Comment on arrive à fédérer les associations et qu’on met à disposition cet espace-là ? C’est aussi le rôle d’une offre culturelle tout au long de l’année.
C’est-à-dire qu’il existe l’étincelle qui est un espace d’événementiel. Il y a aussi un centre culturel qui doit être défendu dans ses missions, avec le Roxanne aussi en parallèle, pour une offre culturelle pour tous, accessible à tous. Merci Fabien Ruet d’avoir répondu à nos questions.
Je le rappelle, candidats pour les municipales de Bergerac, on ne peut pas étayer tous les sujets, les élections c’est le 15 et 22 mars prochains, six secondes tours il y a. Les interviews des candidats sont aussi à retrouver en podcast sur notre site internet et notre application c’est à écouter en direct jusqu’à mi-mars sur Happyradio. Merci encore Fabien Ruet.






