Les Municipales – Jonathan Almosnino

Perigueux
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Les Municipales - Jonathan Almosnino
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Bonjour à toutes et tous, vous écoutez Happy Radio au cœur de la Dordogne et donc au cœur des municipales. Bergerac, Périgueux, Sarlat, nous donnons la parole aux candidats pour vous guider et vous aider à comprendre leurs ambitions sur différents sujets. Du côté de la préfecture, Périgueux, le candidat à lutte ouvrière, Jonathan Almosnino.

Bonjour. Bonjour. Jonathan Almosnino, c’est une question qu’on a un peu posée à tous les candidats, que ce soit dans toutes les villes mais c’est un sujet départemental.

La SMD3, un thème important qui fait beaucoup parler dans notre département, les déchets et ordures donc. Le système de points d’apport volontaire mis en place par la SMD3 est contesté par des candidats, par des habitants tout simplement. Quelle est votre position sur le sujet ? Pour commencer, nous on pense que cette contestation est juste et que la colère sur la SMD3, on la partage et on pense que la place du système du SMD3, en particulier la redevance incitative, sa place est à la poubelle.

Et nous on est particulièrement révoltés par ce système où les classes populaires, les travailleurs, ils doivent payer pour une personne seule 216 euros par an pour ensuite avoir 15-16 ouvertures au point d’apport volontaire et on pense que c’est un système qui rappelle que c’est avant tout les classes populaires et les travailleurs qui doivent payer pour tout et c’est une forme de raquette généralisée. Et nous sur la question des déchets, on pense que les principaux responsables des déchets c’est quand même les industriels, c’est les lobbys de l’emballage, c’est le bâtiment et nous on pense que les capitalistes qui sont responsables des déchets ça doit être à eux de payer, pas aux travailleurs ni aux classes populaires. Donc ça c’est pour la première chose et je tiens aussi à revenir sur cette idée que c’est pour des questions écologiques qu’on met en place la taxe incitative parce qu’il faut bien trier ses déchets.

Mais en quoi les travailleurs sont responsables aujourd’hui de la pollution ? Parce qu’en réalité ceux qui sont les premiers à dégommer la planète c’est quand même ceux qui sont à la tête de cette économie et ce qui dicte aujourd’hui comment on gère nos déchets mais comme tout le reste c’est le profit. Et nous on pense que sans remettre en cause cette question fondamentale de cette économie on n’ira nulle part à part racheter un peu plus les travailleurs et les classes populaires. Mais alors comment changer ça donc à l’échelle d’une ville comme Périgueux ? Alors justement c’est un système qui est déjà départemental et nous on pense que tous ceux qui se sont mobilisés, qui ont contesté le SMD3, ils ont bien raison et que pour aller plus loin finalement à l’échelle de la ville, du département et même au-delà, ceux qui sont quand même à l’origine de tout c’est les travailleurs et ceux qui ramassent les ordures, ceux qui les trient, ceux qui les acheminent, les enfouissent ou les incinèrent, c’est des travailleurs.

Et nous on pense que justement dans tous les domaines les travailleurs ils seraient les mieux placés pour recenser les besoins, planifier, organiser pour la question des déchets, justement leur collecte, leur traitement en lien avec les habitants mais qui devraient être réunis dans des comités de quartier à l’échelle des villages, à l’échelle des villes parce que là on parle d’un système qui est mis en place à l’échelle du département et nous ce qu’on voudrait aussi c’est la transparence totale sur la comptabilité des entreprises qui travaillent en lien avec le SMD3 sur les décisions applications du conseil départemental du SMD3 et nous ce qu’on pense c’est que dans tous les domaines il faut que les travailleurs y dirigent et en particulier dans celui là ça l’illustre quand même qu’il n’y a aucune décision qui est prise en fonction des intérêts des habitants mais surtout les seules décisions qu’ils emportent c’est le profit. Et sur cette question là je tiens à rappeler quand même que c’est au nom d’économie qu’on va mettre en place ce SMD3 et le budget du SMD3 c’est autour de 100 millions d’euros par an dont une grande partie c’est pour l’investissement sur les points d’apport volontaire mais 100 millions d’euros par an c’est que dalle par rapport à l’argent qui est aujourd’hui dépensé dans l’armement un porte-avions c’est 10 milliards bon bah avec 10 milliards d’euros on pourrait avoir le même budget que pour le SMD3 pendant 100 ans. Ce qui est évidemment plus important.

Question écologique cette fois la question des vélos semble aussi importante dans notre département la fédération française des usagers de la bicyclette a attribué la note de D pour périgueux concernant l’utilisation des vélos en ville c’était en octobre 2025 quand on sait aussi qu’on est un département rural qui demande aussi de la voiture comment remédier et comment compléter les deux c’est à dire les vélos et la voiture dans une ville comme Périgueux ? Sur la question de l’organisation pour avoir fait de temps en temps du vélo dans la ville de Périgueux c’est évident que c’est très difficile de se déplacer à vélo ça peut être même dangereux et nous on n’a pas de promesses pour faire un plan vélo à l’échelle de la ville de Périgueux mais ce que je tiens à redire c’est que la question des déplacements à Périgueux et probablement aussi à Bergerac c’est quand même pas qu’une question d’initiative municipale tout est organisé en fonction du profit et notamment je tiens à rappeler quand même quelque chose de fondamental c’est qu’on décide absolument pas où on va avoir un travail et où on habite ce qui décide de ça c’est quand même le travail qu’on trouve et également la cherté des loyers et de plus en plus à Périgueux les travailleurs sont obligés de s’éloigner de la ville centre pour avoir accès à un logement il y a tout un tas de quartiers qui sont extrêmement excentrés de plus en plus ils sont obligés de faire leurs courses en périphérie et en fait le problème c’est le tout bagnole mais ce qui dicte ça c’est une organisation de la société qui est complètement aberrante et anarchique les lieux de travail ils sont de plus en plus éloignés des lieux d’habitation à bon marché il faut faire des kilomètres pour aller faire ses courses dans des zones périphériques et je dis ça parce que à Périgueux concrètement ça signifie que tout un tas d’habitants de travailleurs ils passent 30 minutes 45 minutes dans les bouchons chaque jour et ça c’est complètement aberrant mais il suffira pas de faire des petites mesurettes une voie cyclable à tel endroit ce qu’il faudrait c’est généraliser les transports en commun les rendre gratuits il faudrait également comment dire arrêter toutes les fermetures de lignes ferroviaires qu’il y a comme la navette Mucidan-Niversac qui est menacée en ce moment et nous on pense que comme dans tous les domaines même dans le domaine des transports il n’y aura aucun progrès notable que ce soit en termes de développement ou d’impact sur l’environnement si on laisse cette société entre les mains des capitalistes. Je vais venir vous parler évidemment beaucoup des travailleurs dans votre programme c’est le coeur de votre programme les futurs travailleurs c’est aussi les jeunes et les étudiants à Périgueux le campus Périgueur c’est 3000 étudiants et je vais m’appuyer sur un sondage de l’IFOP commandé par nos confrères de sud-ouest je les salue six jeunes sur dix trouvent qu’il manque d’offres de formation sur le territoire comment d’abord les attirer pour donc les leurs formations avant de s’installer probablement dans le monde du travail je vais commencer par répondre sur la principale préoccupation des jeunes à Périgueux c’est certes de trouver un travail c’est et ce problème là en fait il concerne toutes les classes populaires c’est qu’on parle des jeunes étudiants mais l’immense majorité des jeunes à Périgueux qui y sont c’est des jeunes qui n’ont pas pu partir et qui sont obligés d’attendre pour certains la saison estivale pour trouver du boulot de saisonnier dans le tourisme c’est des travailleurs qui enchaînent les emplois précaires quelques heures par ci quelques heures par là le boulot en intérim par exemple en ce moment les intérimaires des ateliers du Toulon la direction leur a baissé le temps de travail et ils sont payés quelques plusieurs centaines d’euros en moins chaque mois donc aujourd’hui concrètement oui cette situation là à Périgueux elle existe comme ailleurs je pense qu’à Bergerac c’est exactement le même problème c’est qu’on a les plus jeunes travailleurs qui se retrouvent à devoir accepter des boulots plus mal payés c’est l’éternelle précarité et nous ce qu’on pense aussi c’est que cette génération de jeunes y compris lycéens étudiants l’avenir que cette société leur réserve c’est aussi la marche à la guerre et pour prendre l’exemple de Bergerac je me présente à Périgueux mais ici on est à Bergerac on a quand même quelque chose qui montre comment on pourrait attirer plein de jeunes dans une ville c’est une poudrerie qui prépare les guerres de demain et nous on n’est pas à vouloir attirer des marchands de canons ou des fabricants de cercueils, nous on pense que le meilleur programme à offrir à la jeunesse c’est de changer cette société. Les jeunes oui l’avenir qu’on leur réserve c’est un avenir de misère et de guerre et bien nous on pense que l’avenir que les jeunes doivent se construire c’est un avenir débarrassé du système capitaliste.

Est-ce que vous pensez que c’est possible dans une ville comme Périgueux on le sait les jeunes de plus en plus les jeunes sont attirés par les grandes villes vous si vous êtes élu vous serez maire de Périgueux mais vous ne pourrez pas changer la taille de la ville ni celui de la Dordogne où Périgueux est la plus grande ville du département ça reste quand même une ville de taille moyenne disons le est ce qu’il n’y a pas aussi la contrainte du territoire tout de même de la Dordogne qui pourrait quoi qu’il arrive compliquer l’attirance des jeunes par manque d’attractivité par des grandes villes. Oui mais nous on pense qu’on peut de toute façon pas distinguer les questions de Périgueux du reste de l’état de la société et en réalité l’herbe elle n’est pas plus verte ailleurs alors bien sûr que les voyages y forment la jeunesse bien sûr que partir nous on pense qu’il faut pas naître grandir se former travailler et mourir en Périgord nous c’est pas ça notre programme nous on pense que aller voir d’autres villes pour les jeunes qui vont à Bordeaux d’autres pays pour les jeunes qui ont la chance de pouvoir aller ailleurs c’est très bien mais nous on pense que par contre les problèmes qui existent pour les jeunes à Périgueux à Bergerac comme ailleurs c’est les mêmes c’est le problème du chômage le problème de boulot mal payé c’est le problème d’une société qui fonce complètement dans le mur et nous on veut pas articuler des mesures locales mettre en avant des mesures locales pour répondre à ça parce qu’en réalité si on veut faire en sorte que tous les jeunes ils ont un boulot il faudra s’en prendre aux licencieurs faudra s’en prendre aux fabricants de chômage et ça c’est pas un programme qu’on détache du reste de la société on pense que c’est un programme qui est valable à Périgueux comme ailleurs et nous on pense qu’il faudrait interdire les licenciements partager le travail entre tous augmenter massivement les salaires et là on pourrait voir que on n’aurait pas forcément envie de faire mille kilomètres pour trouver l’herbe plus verte ailleurs. Maintenant parlons des associations du monde associatif de savoir vous parlez beaucoup des travailleurs mais évidemment dans le monde associatif ce sont des bénévoles comment aider ce monde associatif en difficulté comment les maintenir à flot à Périgueux ces associations ? Eh bien ce qu’on voit c’est que les collectivités locales elles sont réduites à la diète par l’état et d’ailleurs ce qui est quand même notable c’est que dans ces élections on a des parties de gauche de droite qui au pouvoir votent un budget où on sacrifie des milliards sur les collectivités des milliards pour ce qui est utile pour la population et c’est les mêmes qui font des promesses à l’échelle locale pour dire on va soutenir telle association ou telle chose donc voilà nous on tient à remettre les pendules à l’heure sur ce terrain là et sur la question des associations c’est quand même certes bien souvent des bénévoles et c’est beaucoup des retraités, des travailleurs, des chômeurs qui prennent sur leur temps libre pour justement parce qu’ils sont soucieux des autres et pour aider les autres et nous on pense que justement toutes ces associations elles montrent à quel point la population laborieuse, le monde du travail, eh bien c’est des gens qui sont soucieux, responsables et ouverts sur les autres et on pense que c’est pas que sur le terrain associatif qu’il faudrait qu’on s’engage, c’est aussi sur le terrain de la lutte de classe mais bien sûr que tout ce qui est essentiel pour la population il faut le privilégier et nous par exemple si on avait des élus lutte ouvrière on pense que ça devrait être les yeux et les oreilles des classes populaires des travailleurs dans les conseils municipaux et on soutiendrait toutes les associations qui vont dans le sens des intérêts des travailleurs et on s’opposerait à tout l’argent de la mairie comme des collectivités locales qui est distribué au patronat et qui va d’abord dans les poches de ceux qui en ont au dépens de ceux qui en ont besoin comme tout un tas d’associations qui sont extrêmement utiles pour le quotidien.

Il y a quand même par exemple à Périgueux le pass bénévolat, ça par exemple ça pourrait être une mesure que vous garderez le pass bénévolat qui offre des avantages aux bénévoles comme il l’indique des associations, ça par exemple ça serait une mesure à garder ? Je ne connais même pas ce pass bénévole. C’est la ville de Périgueux qui a mis ça en place en offrant par exemple des places aux matchs de rugby du CAP, voilà ce sont des petits avantages pour ces bénévoles. Je tiens quand même à dire un truc, le problème c’est pas des passes, sincèrement le problème c’est les salaires, c’est les pensions, c’est les minima sociaux, c’est qu’aujourd’hui moi je travaille dans l’éducation nationale, bon bah oui on a un pass culture, on peut aller dans certains musées avec des prix réduits mais mon salaire il est bloqué depuis 15 ans et je veux dire c’est pareil dans les boîtes privées, les CE ils peuvent offrir des choses de temps en temps, des réductions de temps en temps mais les salaires ils sont bloqués et d’ailleurs à l’échelle de Périgueux c’est quand même compliqué.

A l’échelle par exemple de Bergerac en ce moment à la poudrerie il y a une mobilisation des travailleurs qui chalut d’ailleurs, j’en profite, où des centaines de travailleurs réclament pour les salaires et ils ont bien raison de penser qu’à leur force collective pour pouvoir augmenter leur salaire. Donc bien sûr que quelque chose comme le pass bénévole ben pourquoi pas mais en attendant le vrai problème si on veut avoir de quoi vivre c’est quand même la question des salaires. Toute dernière question sur la santé notamment il y a le sujet par exemple de la maison de la santé, l’ancien bâtiment d’Enedis acquis par la mairie à pour but d’être transformé dans les futures années en maison de santé avec l’installation de nombreux médecins en tout cas c’est ce qui est privilégié.

Quelle est votre position à ce sujet sur la maison de santé mais sur la santé en général à Périgueux qui vous le disiez Périgueux est confronté à d’autres problèmes comme d’autres villes, attirer des médecins ça peut en être un, comment donc gérer la santé à Périgueux ? Comme pour le reste on ne peut pas détacher nous on pense les questions de Périgueux du reste de la société. Nous on trouve ça révoltant qu’un droit aussi élémentaire que la santé soit de plus en plus inaccessible pour tout un tas d’habitants à Périgueux ou dans le reste de la Dordogne. On n’a jamais eu autant de progrès techniques dans le domaine de la médecine que ces vingt dernières années et en même temps dans un pays comme la France l’espérance de vie elle stagne et dans les classes populaires elle baisse et ça c’est révoltant et c’est bien à l’image de cette société qui tourne qu’autour du profit.

Et sur la question de cette maison de santé ou d’autres qui proposent d’autres choses pour la santé à Périgueux, justement nous prenons toutes les mesures qui vont dans le sens des intérêts des classes populaires. Mais en même temps, à quoi bon avoir une maison de santé ou un centre de santé municipal si l’hôpital y ferme ? Par exemple monsieur Lavitola qui propose une maison de santé est parti à voter un budget à l’Assemblée nationale avec la droite et avec les matriconnistes donc en fait avec les partis de messieurs Audi et le Cadet. Donc ces trois partis ont voté un budget qui s’attaque à la santé publique et en même temps ils nous disent qu’ils vont faire quelque chose à l’échelle de la ville.

Mais si les urgences sont fermées, régulées, si les services ferment, on pourra avoir une maison de santé avec quelques praticiens à Périgueux, ça ne changera strictement rien. Et nous on pense que justement il faut s’attaquer à cette logique mortifère, à cette logique révoltante où de l’argent pour les marchands de canon, pour les grandes entreprises il y en a, par contre tout ce qui est utile pour les classes populaires et bien on est saigné à blanc, que ce soit dans la santé, dans l’éducation nationale avec à nouveau des suppressions de postes et nous on pense que dans tous ces domaines là il n’y aura pas de sauveur suprême à l’échelle de la mairie de Périgueux comme ailleurs. Les travailleurs y font tout fonctionner, ça doit être à eux de diriger et c’est ça l’idée qu’on voudra faire entendre le 15 mars et c’est pour ça que tous les travailleurs qui ne se résignent pas à accepter le sort qui va être le nôtre dans son contexte de misère et de marche à la guerre, il faut qu’ils s’organisent autour de leurs intérêts à commencer par voter pour leur camp le 15 mars prochain.

Merci Jonathan Almosnino d’avoir répondu à nos questions. On ne peut pas étayer tous les sujets, le temps nous est compté évidemment. Je le rappelle, candidat à la mairie de Périgueux, les élections c’est le 15 et 22 mars prochains, six secondes tours il y a. Les interviews des candidats sont aussi à retrouver en podcast sur notre site internet.

Merci encore Almosnino.

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