
Cette semaine sur Happy Radio, nous avons eu le plaisir de recevoir Gaëtan Prunier, gérant des restaurants Burger King de Trélissac et Marsac-sur-l’Isle. 🍔
Au micro, il nous partage son parcours, les coulisses, les défis du quotidien…
Entre recrutement, gestion d’équipe et exigence de qualité, découvrez l’envers du décor d’une enseigne que tout le monde connaît !
INTERVIEW :
Ronan : Bonjour à toutes et tous, bienvenue pour ce nouvel Éco 24 en ce dimanche matin sur Happy Radio. Allons dans la périphérie de Périgueux pour parler fast-food. Aujourd’hui, deux Burger King sont aux alentours de la préfecture, à Marsac et à Trélissac, des deux côtés finalement, franchisés avec Gaëtan Prunier à leur tête. Bonjour Gaëtan.
Gaëtan Prunier : Bonjour Ronan.
Ronan : Gaëtan Prunier, comme je le disais, ça fait deux Burger King à votre actif aux alentours de la préfecture. Comment êtes-vous arrivé ici avec ces deux Burger King en poche ?
Gaëtan Prunier : Je suis arrivé en avril 2023 pour l’ouverture de Marsac-sur-l’Isle, avec un parcours dans la restauration rapide. Je suis un enfant de la restauration rapide.
Ronan : Depuis longtemps ?
Gaëtan Prunier : Oui, depuis 25 ans. 25 ans à l’époque, donc maintenant on s’approche de la trentaine.
Ronan : Et donc là, vous avez parlé de Marsac, et celui de Trélissac, c’est arrivé quand ?
Gaëtan Prunier : Trélissac, c’est une reprise que j’ai effectuée au 1er décembre 2023, donc deux restaurants sur l’année 2023.
Ronan : Donc 2023, ça a été une année assez chargée ?
Gaëtan Prunier : Oui, très chargée, entre la préparation, la formation, l’ouverture et la reprise.
Ronan : Et en effet, Trélissac, le Burger King était déjà en place depuis 2017.
Gaëtan Prunier : Oui, transformation en 2017 du Quick en Burger King.
Ronan : Voilà, donc vous, vous êtes arrivé sur celui de Trélissac en cours.
Gaëtan Prunier : Oui c’est ça.
Ronan : Et donc, j’imagine — ou peut-être pas — est-ce qu’il y a un travail concordant entre les deux Burger King ?
Gaëtan Prunier : Oui. Alors déjà, on travaille sur deux pôles bien différents autour de Périgueux. C’était juste que l’ancien locataire-gérant laissait le restaurant libre, donc l’occasion a fait que j’ai pu le récupérer en exploitation.
Ronan : Bon, au moins, oui, en effet, ça a fait deux fast-foods dès la même année. Et donc justement, depuis 2023 et ces deux Burger King que vous avez, quelle a été l’évolution ? Les chiffres, s’il y en a des chiffres clés… mais quelle évolution depuis trois ans désormais ?
Gaëtan Prunier : C’est une super aventure humaine que j’ai pu avoir avec mon épouse et mes enfants. Ils font partie également de l’aventure, avec des rencontres humaines qui ont été extraordinaires. Sur la création, c’était différent, un gros travail a été fait avec France Travail. Et sur Trélissac, la reprise… pouvoir s’adapter, apprendre à se connaître. Mais ça se passe super bien.
Ronan : Vous avez parlé de France Travail. Ils ont eu un rôle ? Quel a été ce rôle-là avec vous ?
Gaëtan Prunier : De pouvoir nous accompagner sur les candidatures, parce qu’à Marsac, pour l’ouverture, on cherchait 69 collaborateurs. Ce qui n’était pas facile. Et avec France Travail et la mission locale également, on a pu avoir plus de 70 candidatures.
Ronan : Ah oui, donc ça a été un travail commun, avec France Travail.
Gaëtan Prunier : Exactement.
Ronan : Ok, c’est intéressant en effet. On se demandait pourquoi France Travail arrivait ici, mais il faut bien du monde. On parle évidemment de Marsac et Trélissac que vous gérez. On en a parlé juste avant en off, il y a celui de Périgueux centre-ville. Ça fait quand même trois fast-foods dans une zone assez proche. Est-ce que, premièrement, c’est vraiment nécessaire ? La demande est-elle présente ? Et comment faire pour ne pas se chevaucher ?
Gaëtan Prunier : Oui, la demande était là. Ça se voit avec la réussite de Périgueux centre-ville, Francheville. Après, oui, nous sommes sur un marché très concurrentiel. On doit être aux alentours de 8 fast-foods si on met les trois enseignes majeures.
Ronan : Exactement, j’ai parlé que des Burger King, sans parler des autres enseignes.
Gaëtan Prunier : Donc oui, c’est un marché qui arrive, je pense, à un niveau de maturation aujourd’hui sur la ville de Périgueux. C’est très concurrentiel, mais je pense que pour nos clients, c’est un avantage, parce qu’ils peuvent faire leur propre arbitrage par rapport à l’expérience client, qu’ils peuvent vivre dans chaque site.
Ronan : Et justement, cette expérience client, pour vous, c’est ce qui permet de tirer votre épingle du jeu par rapport aux concurrents ?
Gaëtan Prunier : Oui, pour moi, c’est très important. On le fait régulièrement à travers des animations trimestrielles : caricaturistes, magiciens, groupes de musique. C’est important, encore plus à l’heure actuelle.
Ronan : Et donc, vous êtes franchisé d’une enseigne mondiale. Comment ça se passe pour une franchise d’un grand groupe ? Quels sont les avantages et peut être aussi, quels sont les inconvénients ?
Gaëtan Prunier : L’avantage, c’est que nous sommes une master franchise avec Olivier Bertrand, entrepreneur français. Donc ça c’est une grosse différence.
Ronan : C’est quoi la master franchise ?
Gaëtan Prunier : C’est-à-dire qu’Olivier Bertrand a le droit d’exploiter l’enseigne Burger King sur le territoire français. On est vraiment ancré localement. Même si c’est une enseigne mondiale, nous restons des entrepreneurs français, sur un territoire local. Pour moi, sur la Dordogne. Et c’est important d’insister sur ce point. Ce n’est pas géré mondialement.
Ronan : Et des inconvénients ?
Gaëtan Prunier : Non, parce que d’un côté la franchise c’est rassurant pour nous, parce que l’on a un cadre très rigide. Que ce soit au niveau de l’approvisionnement, ou autre. Et c’est sécurisant d’avoir un réseau puissant, notamment en période de crise.
Ronan : Et si on reste sur les retombées du groupe, quels sont les impacts du groupe sur vos Burger King de Marsac et Trélissac ? Je pense par exemple, à la publicité récente avec Jamel Debbouze ou encore la collaboration avec Michel Sardou. Est-ce que ces campagnes nationales ont des retombées locales ?
Gaëtan Prunier : Oui, clairement. Le ton Burger King est reconnu aujourd’hui. Et cette autodérision avec Jamel, il n’y a que chez BK que l’on peut le faire. Tout comme les opérations spéciales, avec le chef Sarran, ou je pense également à une belle opération, qui va arriver cet été. Je n’en dis pas plus parce que je n’ai pas le droit.
Ronan : Même pas un indice ?
Gaëtan Prunier : Non, rien du tout.
Ronan : On surveillera ça ! Parlons des clients : souvent jeunes, mais la Dordogne est un territoire vieillissant. Comment attirer tout le monde ?
Gaëtan Prunier : J’ai été étonné de voir une clientèle très hétérogène. On a les personnes âgées qui viennent accompagner leurs petits-enfants, qui découvrent notre carte. Donc on a toujours une responsable en salle qui est là pour les guider, pour pouvoir les aider. Et c’est vraiment toute la population qui vient chez nous. Il n’y a pas vraiment de tranche d’âge. Même si oui, notre cœur de cible reste les jeunes, mais on a de plus en plus de personnes âgées, qui viennent découvrir notre gamme.
Ronan : Oui finalement c’est une clientèle qui s’est élargit au fil du temps.
Gaëtan Prunier : Exactement.
Ronan : Et au total, pour revenir sur l’aspect professionnel, ça représente combien d’employés ces deux Burger King ?
Gaëtan Prunier : Aujourd’hui, ça représente 70 personnes sur les deux sites cumulés, avec environ 1000 transactions par jour.
Ronan : Ah oui, quand même ! Et niveau saisonnalité ? Est-ce qu’il y a une saison forte pour les fast-food comme Burger King ou c’est a peu près équivalent ?
Gaëtan Prunier : Bien sûr on a une activité qui augmente sur la période estivale. Mais ça reste plutôt constant. Parce que l’avantage de la Dordogne, c’est que l’on peu venir au mois d’avril pour visiter les grottes de Lascaux ou autre. On peut venir l’été, pour venir s’oxigyner et prendre un petit peu de verdure. Donc ça reste suffisamment constant.
Ronan : Oui il n’y a pas vraiment de saison forte qui se dégage. Pour revenir sur le nombre d’employés, on le sait beaucoup de ces employés sont des étudiants, est-ce que vous le voyez vous déjà sur vos Burger King ? Et pour cet été les demandes ont été forte ?
Gaëtan Prunier : Au niveau étudiant, cela représente environ 15 % de mon effectif total. Donc ce n’est pas non plus notre coeur de collaborateurs. Aujourd’hui, on a des profils très variés, de 16 à 55 ans, qui viennent découvrir le milieu professionnel. Avec mon épouse, on est porté sur la bienveillance, on est là pour les aider dans l’engagement de la vie. On dit souvent « fast-food c’est étudiant », mais de moins en moins. Beaucoup cherche la réinsertion dans le monde de l’emploi. Et c’est ça qui est bien dans notre métier aussi, car quand l’on reste éloigné de l’emploi pendant 2, 3 ans, c’est difficile parfois de remettre le pied à l’étrier. Et c’est pourquoi, je reviens sur France Travail et tout le travail qui a été fait. Il est important pour nous de redonner ce second souffle à ces candidats.
Ronan : Et pour cet été, des nouveautés ?
Gaëtan Prunier : Oui, il va y avoir des nouveautés sur nos offres glacées, qui vont arriver d’ici cet été. Au mois d’avril, on a lancé le tortilla, on a lancé également le poulet du dimanche, depuis le 19 avril, qui est une offre familiale, avec des repères forts sur le dimanche. Donc oui des nouveautés qui vont venir sur la fin de l’été, avec une offre dessert encore plus importante, pour pouvoir développer le 14h-18h, pour pouvoir créer cette pause gourmande.
Ronan : Dernière question : où vous trouver ?
Gaëtan Prunier : À Trélissac, centre commercial La Feuilleraie, à côté de Leclerc, et à Marsac, sur zone commerciale Auchan. Ouverture de 10h30 à minuit, drive jusqu’à 1h. Nous vous attendons avec impatience.
Ronan : Merci beaucoup Gaëtan Prunier d’être venu à nos micros pour nous parler des Burger King de Marsac et Trélissac. Je le rappelle : pour votre santé, ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé. MangezBouger.fr peut vous guider, pour une alimentation saine et équilibrée. Cet Éco 24 est disponible en podcast sur notre site internet HappyRadio.fr. Merci encore et bon dimanche à tous.





