Lamonzie-Saint-Martin (Dordogne) — Un incendie d’origine encore inconnue a ravagé, jeudi 1er janvier 2026, une dépendance du château de Monboucher, édifice classé monument historique du XVIIIe siècle situé dans le Bergeracois. Le sinistre s’est déclaré en début de soirée, vers 18h30, et a mobilisé 47 sapeurs-pompiers des centres de Bergerac, Eymet, Lalinde et Sainte-Foy-la-Grande. Les flammes ont entièrement consumé la toiture de la dépendance, mais les œuvres d’art et le mobilier précieux du château ont pu être mis en sécurité avant l’arrivée des secours.
Les propriétaires, un couple de retraités résidant à Bordeaux, étaient absents au moment de l’incendie. Ils ont été prévenus par un voisin alerté par la fumée. Aucune victime n’est à déplorer, ni parmi les habitants ni parmi les pompiers, malgré des interventions menées dans des conditions difficiles en raison du froid et de la présence de matériaux anciens.
« La structure en bois ancien a brûlé très rapidement », a indiqué le capitaine Laurent Dubois, chef d’agrément du SDIS 24. « Heureusement, les occupants avaient installé un système d’alerte connecté, ce qui a permis une intervention rapide. »
Le château de Monboucher, construit vers 1750, abrite une collection privée de tableaux du XVIIIe siècle, des meubles d’époque et des archives familiales remontant au XVIIe siècle. Selon les premiers constats, aucun de ces éléments n’a été endommagé — une victoire pour les pompiers qui ont réussi à isoler le feu avant qu’il ne gagne le corps principal du bâtiment.
Les opérations de déblaiement et de sécurisation du site se poursuivent ce vendredi 2 janvier. Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Périgueux pour déterminer les causes exactes de l’incendie — qui pourrait être d’origine accidentelle (défaut électrique, cheminée) ou criminelle.
Les monuments historiques en Dordogne sont particulièrement vulnérables aux incendies : depuis 2020, six châteaux ou manoirs ont été touchés par des sinistres, dont trois avec perte totale de toiture. L’association Patrimoine en Périgord, qui suit l’affaire, appelle à une meilleure surveillance des sites classés, surtout en période de vacances.





