Bergerac (Dordogne) — Jeudi 1er janvier 2026, vers 20 heures, une intoxication collective au monoxyde de carbone a frappé un immeuble d’habitation de la cité de Cyrano. Huit personnes, dont plusieurs touristes anglais selon les premiers témoignages, ont été transportées d’urgence vers les centres hospitaliers de Bergerac et Périgueux. Les sapeurs-pompiers de Bergerac, Eymet, Lalinde et Mussidan ont mobilisé 17 agents pour sécuriser les lieux et évacuer les victimes.
Les causes exactes de la fuite de ce gaz inodore et mortel restent à déterminer, mais les premiers éléments recueillis sur place suggèrent une possible origine liée à une cheminée, que les occupants auraient éteinte peu avant l’arrivée des secours. Aucun décès n’a été signalé à ce stade, mais les victimes présentent des symptômes typiques d’intoxication : maux de tête, étourdissements, nausées — signes souvent non spécifiques et pouvant passer inaperçus sans intervention rapide.
Le monoxyde de carbone (CO), produit d’une combustion incomplète (bois, gaz, fuel, etc.), est la première cause de décès par toxicité accidentelle en France. Chaque année, près de 1 300 épisodes d’intoxication sont recensés, entraînant une centaine de décès — souvent liés à un manque d’aération ou à un équipement défectueux.
L’ARS rappelle la nécessité de vérifier l’état des installations de chauffage, surtout en période de grand froid, où l’utilisation accrue des appareils augmente les risques. Un détecteur de monoxyde de carbone, obligatoire depuis 2020 dans les logements équipés de chauffage à combustion, peut sauver des vies.
Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances précises de cet incident.





