Les Municipales – Michel Cadet

Perigueux
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Les Municipales - Michel Cadet
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Bonjour à toutes et tous, vous écoutez Happy Radio au cœur de la Dordogne et donc au cœur des municipales Bergerac, Périgueux, Sarlat. Nous donnons la parole au candidat pour vous guider et vous aider à comprendre leurs ambitions sur différents sujets, différents thèmes du côté de la préfecture Périgueux, le candidat divers droite, Michel Cadet. Bonjour.

Bonjour. Michel Cadet, on va commencer donc, comme je l’ai dit, on va étayer plusieurs thèmes. On va commencer par l’écologie, c’est un thème important dans notre département.

C’est l’écologie, mais plus sociétale là-même, avec un sujet qui fait parler dans toutes les communes du Périgord, les déchets et ordures, le système de points d’apport volontaires mis en place par la SMD3 et contesté par de nombreux autres candidats. Vous, quelle est votre position sur ce sujet-là ? Alors, effectivement, je ne l’avais pas positionné dans l’écologie, mais c’est un service qu’on a à rendre à la population, c’est une loi qui est passée il y a un peu plus de dix ans et qui nous oblige à trier, et l’application qui en a été faite sur le Périgord, c’est à la fois le tri, les points d’apport volontaires avec le suppression du porte-à-porte et le passage de la TOM, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères et la redevance incitative. Tout ça en même temps, ça a été un peu violent, ça a permis cependant de réduire, notamment en trois ans, on a réduit de 100 kilos par habitant les déchets du sac noir.

Donc, on a été vertueux, on n’a plus trié. La solution ne paraît, dans un premier temps, était une bonne volonté, ça partait d’une bonne volonté. Le résultat n’est quand même pas très satisfaisant et il faut changer, ou en tous les cas, adapter le système.

On ne reviendra pas au porte-à-porte, ça serait populiste que de dire ça. Il faut permettre aux gens de déposer sans contrainte leur sac noir, puisque la problématique c’est surtout les bornes avec des cartes qui nécessitent, pour les ouvrir, d’avoir payé la redevance incitative. Et comment mettre ça en place au niveau de Périgueux ? Parce que la SMD3, c’est dans son nom, c’est un service départemental, ça vient donc du département, mais comment vous, sur le Périgueux, vous allez pouvoir mettre ça en place ? Alors, ce n’est pas au niveau de Périgueux, puisque Périgueux n’a pas de pouvoir, c’est le SMD3 qui a le pouvoir.

Nous ne sommes qu’un seul représentant sur 33 au sein du SMD3, alors que nous sommes probablement la ville la plus impactée par la problématique des déchets. Donc, il faut que nous ayons beaucoup plus de représentants au niveau du SMD3 pour faire évoluer les choses. C’est 1. Ouvrir toutes les bornes en permanence, noirs, jaunes, verts, les biodéchets, sans contrainte d’une carte.

Repasser de la redevance incitative, qui est prélevée par le SMD3 avec la difficulté qu’il a d’aller chercher les mauvais payeurs, à une taxe d’enlèvement des ordures ménagères incitative, telle qu’elle existait auparavant, qui permettra aux services fiscaux de récupérer les mauvais payeurs. Mais entre les mauvais payeurs, les négligences, les incivilités, les frais de justice, c’est une enveloppe de 10 millions d’euros d’argent perdu pour le SMD3. Et je pense que si on n’a plus affaire à cette perte d’argent public, eh bien on va pouvoir se permettre d’ouvrir les bornes.

Et si on ouvre les bornes, et si on verbalise sévèrement les contrevenants, tous ceux qui déposent des ordures devant, qui marquent une protestation, qui sont peut-être mal éduqués. Si on verbalise sévèrement, je pense qu’on peut résoudre le problème. Ça va de pair, nous, à Périgueux, on a pris beaucoup de retard, pour plusieurs raisons.

On a pris des retards d’origine politique, on a pris des retards archéologiques, avec les réseaux qu’on a sous les trottoirs, qui fait qu’on a beaucoup de points d’apport volontaires qui sont aériens, très peu qui sont enfouis. Quand ils sont sous terre, ils sont sous-dimensionnés, ce qui explique aussi la difficulté qu’on a à Périgueux. On a commencé à mettre des points d’apport volontaire qu’en 2023, chez nous.

Donc il faut doubler le nombre de points d’apport volontaire, il faut revenir à des apports de 30 litres et pas de 60 litres, parce qu’en fait on s’est rendu compte, vous vous êtes rendu compte dans votre quotidien que vous réduisez beaucoup vos déchets. Il faut des points d’apport spéciaux pour les commerçants, notamment les restaurateurs du centre-ville et les autres magasins qui ont beaucoup de déchets, notamment en carton. Et ensuite, il faut se repositionner.

Est-ce qu’on continue à enfouir en sachant qu’en 2033, c’est plus autorisé ? Ou est-ce qu’on installe un incinérateur ? La tentation, ce serait de dire on met un incinérateur. Le risque, c’est quand même que ce soit une bouche à nourrir. Et il faut se poser la question, est-ce qu’on a besoin sur le territoire de la Dordogne d’un incinérateur, alors qu’il y en a à proximité ? Est-ce qu’on ne pourrait pas mutualiser nos actions avec la Corrèze, par exemple, qui a des incinérateurs avec lesquels on travaille déjà ? Est-ce qu’on ne pourrait pas construire un incinérateur interdépartemental avec le nord du Lot-et-Garonne, l’est de la Gironde et la Dordogne ? Bref, à chaque fois qu’on se pose ces questions-là, ce sont des gros investissements, 80 à 120 millions d’euros.

Et donc, ça passera par des discussions avec notamment la SMD3. L’autre point écologique qui peut rimer d’ailleurs aussi avec d’autres points, la sécurité et l’économie, c’est l’éclairage public. Ça fait de plus en plus parler, notamment la nuit.

La Ville, à ces derniers temps, a équipé 1750 luminaires en LED, a changé le système avec notamment une gestion à distance en temps voulu. Comment, vous, allez-vous traiter ce sujet de l’éclairage public ? Est-ce que vous allez continuer dans cette logique d’éclairer, par exemple, le plus en LED ou changer de trajectoire ? Alors, ce qu’il faut se rendre compte, c’est toujours qu’il faut partir du constat. Le constat, c’est qu’en 2022-2023, avec la crise du prix des fluides, avec la guerre en Ukraine, la ville de Périgueux a une facture qui a augmenté de 800 000 euros en une année.

Et quand ça vous tombe dessus que vous n’avez pas prévu ça au budget, c’est trop lourd. Je comprends que la municipalité de l’époque ait décidé d’éteindre la nuit beaucoup de rues. Moi, je pense qu’il ne faut pas faire ça.

Il ne faut pas éteindre la nuit parce que ça crée une perte de tranquillité, ça crée des tentations pour certains points de deal, ça crée une insécurité qui a été objectivée. Et puis, de toute façon, on est en ville. On est dans un monde urbain où on ne peut pas imaginer.

Moi, je viens d’une petite campagne dans laquelle, dans le petit hameau de 15 personnes, il y a un éclairage, il y a des lampadaires qui sont allumés toute la nuit. Et on me dirait qu’ici, à Périgueux, alors qu’il y a des humains qui y habitent, il faut faire plus attention aux animaux de passage qu’aux humains. Je crois que ce n’est pas le cas.

Il faut tout prendre en compte. Alors, la façon de le prendre en compte, c’est simple. C’est oui, il faut continuer le processus, mais il faut l’accélérer.

La ville de Périgueux a investi entre 50 et 100 000 euros dans son éclairage LED par an. Or, la taxe sur l’électricité nous rapporte 700 000 euros par an. Je pense que pendant ce mandat-là, il faut investir les 700 000 euros que nous rapporte la taxe dans la transformation des lampes au sodium en LED, puisque les lampes au sodium, de toute façon, comme pour l’enfouissement, disparaissent en 2033.

Il faut poursuivre l’effort de LED. Et la nuit, il faut baisser l’intensité de la lumière. Avec du LED, c’est facile et ça ne se ressent pas pour la population.

On baisse de 50% en nuit profonde. La facture s’en ressentira, mais la tranquillité, non. On va passer à un autre thème que vous prenez aussi dans votre programme, l’éducation.

Parlons jeunes, notamment, il y a le campus Périgueux, je vais faire un lien avec ses 1500 étudiants, mais je vais m’appuyer sur un sondage de l’IFOP commandé par nos confrères de Sud-Ouest que je salue. 6 jeunes sur 10 trouvent qu’il manque d’offres de formation sur le territoire. Comment les attirer, ces jeunes-là, pour étudier ici, à Périgueux ? Il faut leur dire déjà qu’il y a beaucoup de réussite sur notre territoire, que la première année de médecine, moi, je suis médecin à la retraite depuis quelques semaines, mais la première année de médecine a permis un taux de réussite bien supérieur ici à Périgueux qu’à Bordeaux, par exemple, parce que le tutorat est plus proche, parce qu’on se concentre sur 20-25 étudiants et c’est toujours plus bénéfique que d’être noyé dans une masse de 500.

Donc, un, on peut étudier dans de bonnes conditions. On a des besoins sur le territoire, notamment des besoins avec beaucoup d’entreprises qui sont dans l’électronique. Vous avez la FED à Saint-Alvers, d’autres entreprises qui sont sur la commune de Boulazac qui requièrent une main d’œuvre formée spécialement à leur activité, notamment dans l’électronique.

Donc, il faut créer une section électronique plus développée ici à Périgueux. Et dans mon projet, il y a également le fait que nous avons fait le constat que sur la France, il n’y avait que quatre écoles de police municipale. Et comme dans mon projet sur la protection des individus, je souhaite mettre environ un policier pour 1000 habitants, c’est-à-dire en recruter une dizaine de plus, parce que ça, c’est ce que nous ont demandé les habitants dans les paroles de quartier.

Eh bien, nous allons essayer d’obtenir l’autorisation de créer une école régionale de police municipale à Périgueux. Ce, d’autant que nous avons déjà une école de police nationale, que nous avons le service militaire adapté. Dans la même zone, ça serait pertinent de mutualiser certains équipements pour avoir cette école, qui nous permettrait à la fois de peaufiner notre recrutement et en même temps d’avoir des stagiaires, donc on serait doublement gagnant dans cette affaire.

Alors, donc, il y a la construction, comme vous l’avez dit, de cette école, mais pour les attirer, est-ce qu’il n’y a pas besoin aussi d’autre chose ? Je vais par exemple lier ça à la culture. Alors, il y en a, évidemment, des élus culturels, mais est-ce qu’il n’en faut pas toujours plus puisque le sondage confirme que les jeunes ont encore du mal, en tout cas, à être attirés ici en Dordogne et à Périgueux ? Alors, la culture, pour nous, ça fait partie de l’attractivité numéro un, on a trois attractivités possibles sur le territoire, c’est la gastronomie, c’est la culture et la troisième, c’était le patrimoine. Pour ce qui est de la culture, nous avons un projet très ambitieux, il faut que la ville devienne une ville d’excellence, qu’elle se différencie des autres villes.

Vous savez, il y a un logo à Périgueux, Périgueux, capitale du Périgord, il faut vraiment qu’on soit la capitale du Périgord, mais au-delà de ça, il faut qu’on gagne en visibilité au niveau national voire international. Malheureusement, souvent, les visiteurs ont tendance à ne considérer que c’est qu’une ville d’étape et pas une ville de destination, donc on a un projet culturel très ambitieux avec notre patrimoine gallo-romain, avec des festivals, notamment un festival de l’Histoire et un salon du livre historique, avec des expositions internationales, avec des grands artistes. Il faut qu’on organise leur accueil sur place, dans des conditions sécurisées, de bonne hygrométrie, etc., pour pouvoir accueillir des expositions de cette ampleur.

On voit bien comment Soulages a dopé certaines villes. On peut faire la même chose à Périgueux et c’est ce à quoi on va s’atteler. Mais d’abord, il faut résoudre la quotidienneté des gens.

Les gens ne nous élisent pas pour qu’on ait des grands projets culturels, ils nous élisent pour qu’on résolve leurs problèmes du quotidien, la sécurité, la propreté, la circulation, la fluidité de la circulation, l’éclairage, vous l’avez dit. Pour terminer sur la partie éducation, on a parlé de les attirer, ces jeunes-là, mais comment les garder après ? Vous parliez des offres d’emploi. Je m’appuie toujours sur ce même sondage.

Je rappelle que 76% des personnes interrogées estiment que le nombre d’offres d’emploi de cadre et la peur de la stagnation dans la carrière les incitent à partir. Et en plus, là, c’est sur le point de Périgueux, comment les garder après leurs études cette fois ? Alors, la problématique, c’est que tout ne dépend pas que de nous. Il y a des choses qui dépendent de l’agglo, qui a la compétence économique et des choses qui dépendent de la région.

Il y a des choses qui dépendent de l’État. Le zéro artificialisation net, vous avez commencé par l’écologie, ça, c’est un vrai problème. Alors, effectivement, si vous êtes une zone dans laquelle il y a beaucoup d’industries, on pourrait très bien dire zéro artificialisation net.

L’année d’après, vous réduisez de 50 % votre territoire dans lequel vous allez implanter des entreprises. Mais ça, c’est possible quand vous avez un gros tissu industriel. Si vous avez un tissu qui est relativement modéré, quand on vous dit qu’on va le réduire de 50 % l’année d’après et 50 % l’année suivante, c’est difficile d’attirer des entreprises et d’attirer des jeunes.

Notre objectif, c’est effectivement d’attirer des couples jeunes sur Périgueux, de favoriser l’implantation d’entreprises pour lesquelles nous avons déjà des contacts. C’est aussi être attractif pour les jeunes couples. Ce qui nous intéresse, c’est aussi les couples jeunes avec enfants.

Je pense à ceux à qui vous faisiez allusion. C’est par exemple un meilleur accueil à l’entrée de l’école, mais même avant, pendant la maternité. C’est offrir à toutes les femmes enceintes entre le troisième mois et le neuvième mois de la grossesse un panier garni avec des cours, avec un accompagnement.

On se rend compte, moi qui suis médecin, que le développement du cerveau de l’enfant se fait dans la période embryonnaire, puis les mille premiers jours de la vie. Il faut porter un regard attentif, ce qui permettra d’aider la famille au pouvoir d’achat, d’améliorer la santé de ses enfants. Souvent de participer à la vie de la famille et d’envoyer un signal attractif pour ces familles-là.

Et ensuite, c’est le repas à un euro pour tous les enfants à l’école maternelle. On aimerait aller au-delà, mais financièrement, je pense que ça ne sera pas tenable parce que nous sommes tributaires aussi de ce que nous allons découvrir en arrivant et les comptes ne semblent pas très brillants. Et on va terminer, en plus, vous m’avez finalement offert ce lien.

Vous le rappelez, vous êtes ancien médecin désormais, à la retraite, on va parler évidemment santé et notamment au sujet de la maison de la santé, l’ancien bâtiment d’Enedis acquis par la mairie, qui a pour but d’être transformé en maison de santé avec l’installation de nombreux médecins. En tout cas, c’est l’objectif affiché. Pour vous, d’ailleurs, sur les derniers conseils municipaux, vous avez exprimé une certaine peur, une certaine inquiétude.

Pourquoi ? Alors moi, j’étais enthousiaste à cette idée-là. J’avais dit à monsieur le maire, je peux m’associer à vous sur ce projet. On écartera tout problème politicien parce que je pense que vous avez trouvé un bâtiment qui est une bonne idée.

Un bel emplacement, 1700m2, 87 places de parking, ça paraissait très favorable en centre-ville de Périgueux. Sauf qu’il faut vite déchanter. D’abord, certes, on ne l’a pas payé cher, on l’a payé 1700m2 de bâtiment, 87 places de parking, on les a payées 118.700€. Donc déjà, on se dit, il y a un loup quelque part, c’est qu’on nous a caché quelque chose sur la vétusté, sur l’amiante, sur la pollution du site, etc.

Et on se rend compte ensuite que la première proposition qu’on nous fait pour voter des demandes de subvention, c’est 4,4 millions d’euros de travaux. Ça ramène au mètre carré à 3650€ du mètre carré. Or, moi, je suis médecin.

Or, moi, j’ai construit un centre médical et je connais le coût, par lequel d’ailleurs pour des médecins, pour des locaux équipés comme les vôtres, c’est aux environs de 2200€ du mètre carré. 3650€ du mètre carré, vous n’attirer personne à ce prix-là, sauf à ce que ça soit la collectivité qui finance quasiment tout. Pour vous, donc, ce qui dérange le projet de cette maison de santé, c’est le prix qu’il sera mis ? Eh bien, c’est le modèle économique qui va derrière parce que c’est quoi au bout de tout ça ? C’est on va leur vendre des parts de la structure s’ils souhaitent acheter au bout de trois ans d’installation, on va rester en location, on va rester déficitaire.

On sait bien que tous les centres départementaux de santé sont déficitaires et largement déficitaires. Donc, si vous construisez un modèle économique qui n’est déjà pas viable au départ, ça ne peut pas tenir. Mais c’est presque normal, c’est dans les gènes de cette équipe-là puisque ce sont des gens qui n’ont jamais investi dans leur entreprise.

Moi, j’ai investi dans une entreprise, j’ai commencé tout seul, on est dix professionnels de santé, cinq généralistes, donc on ne peut pas venir m’expliquer à moi le coût d’un centre médical comme si on était en train de construire un abattoir municipal. L’abattoir, je ne maîtrisait pas, le centre médical, je maîtrise. Donc, il faut leur donner une perspective rapide à ces jeunes puisqu’il y en a sur le territoire qui cherchent à s’installer, à Périgueux, peut-être à Bergerac aussi.

Il faut leur dire, on va vous trouver une solution dans les trois mois qui viennent, peut-être une solution temporaire en attendant qu’on ouvre le centre médical, qu’on en a prévu, mais en tous les cas, on ne peut pas leur dire, revenez pour 2028, ce n’est pas possible, vous les aurez perdus entre-temps. Merci beaucoup Michel Cadet. Alors évidemment, on a 15-16 minutes pour étayer un maximum de sujets, on ne peut pas tous les faire, mais merci quand même d’avoir répondu au maximum de questions possibles.

Je le rappelle donc, candidat divers droite à la mairie de Périgueux, les élections, c’est le 15 et 22 mars prochains, si second tour il y a, les interviews des candidats sont aussi à retrouver en podcast sur notre site internet et notre application. C’est à écouter en direct jusque mi-mars sur Happy Radio. Merci encore Michel Cadet.

Merci de votre invitation.

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